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Les Forces Progressistes du Changement (FPC) organisent leurs premières journées d’été à Sebkha
Les Forces Progressistes du Changement (FPC) ont débuté vendredi 24 juillet leur Université d’été dans la moughataa de Sebkha. L’objectif visé est d’avoir “une avant-garde éclairée, informée et déterminée pour le travail que nous faisons. Un militant a besoin d’outils pour pouvoir sensibiliser et convaincre”, a affirmé à l’ouverture Mamadou Wane, Secrétaire National à l’Organisation des Forces Progressistes du Changement (FPC).
Cette université d’été des FPC sera empreinte par des conférences animées entre autres par Samba Thiam, président des Forces Progressistes du Changement, Dr Alassane Dia, Coordinateur du Mouvement Touche pas à ma Nationalité ou encore Mamadou Kalidou Ba, militant et professeur à l’Université de Nouakchott.
“L’intérêt de cette université d’été est avant tout humain. Elle est innovante et moderne dans ses habitudes. Elle constitue un élément important (…) qui vise à favoriser une réflexion prospective chez les militants. Elle nous permet enfin de comprendre les tares et avatars de notre pays à travers des thèmes qui hantent encore l’esprit des Mauritaniens”, a rappelé Hamady Sow, Secrétaire Générale de la Fédération de Nouakchott.
Lors de cette ouverture de l’Université d’été des Forces Progressistes du Changement (FPC), une minute de prières a été consacrée aux victimes des années de braise du régime de Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya. Ces journées d’été s’achèvent ce dimanche.
©Cridem / 25 juillet 2015
Les FPC en université d’été du vendredi au dimanche
Les Forces Progressistes pour le Changement (FPC)-ex FLAM entendent marquer le retour au pays après plus de 25 d’exil de la direction du parti par un événement spécial.
Ainsi, la formation organise une université d’été à l’intention de ses militants et sympathisants, du vendredi 24 au dimanche 26 juillet, à leur siège de Sebkha (Basra).
Un événement fréquent ailleurs, mais inédit dans le paysage politique national.
le calame
Quand les « FLAM » parlent de questions qu’elles ne connaissent pas beaucoup
Atlanticmédia – Le parti des FPC, l’aile politique du mouvement des ex-FLAM, a accusé le Président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, de recourir de manière peu scrupuleuse, à la vente des rares espaces agricoles qui restent de la vallée, décrivant cette mesure de poursuite des mêmes politiques de confiscation programmées depuis la réforme injuste de 1983.
Le parti a présenté ses propositions sur le problème foncier dans la vallée, précisant que toute réforme foncière doit reposer sur des principes, dont le premier porte sur l’attribution de « la zone du Waalo» (surface inondable) aux autochtones, eu égard aux critères de l’encouragement de l’initiative privée et de l’intégration économique ainsi que de la proximité géographique ou culturelle » fin de citation.
En fait, le mouvement des « FLAM » ne cesse de parler de questions qu’il maîtrise peu, mettant à contribution le climat inédit des libertés en Mauritanie, dont le privilège revient au Président Mohamed Ould Abdel Aziz, arrivé au pouvoir au moment où les les leaders du mouvement étaient exilés à l’étranger , leur ouvrant les portes, sans tracasserie aucune, jusqu’à demander la sécession du Sud mauritanien, à partir de Nouakchott, au cours d’une conférence de presse organisée librement à Nouakchott.
Parler actuellement de la vente des terres et de l’injustice sociale est contraire à la réalité et ne manque pas de supercherie politique découverte.
Les leaders des « FLAM » doivent t être conscients que les choses en Mauritanie, ne sont plus comme auparavant, que l’ère du marchandage des questions sociales est à jamais révolue, que l’Occident n’est plus intéressé par ceux qui parlent d’exclusion et de marginalisation, afin de leur établir des visas d’asile politique comme cela était le cas dans les années 80 du siècle dernier.
La Mauritanie qui accueille tous ses citoyens dans un climat de liberté sans précédent, n’est plus cette vache à lait détenue par ceux qui lèvent le slogan «Prenez ses biens et n’en faites pas une nation ».
Les mauritaniens, y compris les « Flam » doivent assimiler la leçon et vivre entre les leurs ainsi qu’à laisser les slogans creux, dés lors où tout le monde est unanime que la Mauritanie est une et indivisible, pour toutes ses composantes.
Les autorités administratives, judiciaires et sécuritaires sont par ailleurs capables de rendre justice à toute victime sur cette chère terre.
L’option disponible aujourd’hui est de monter à bord de la locomotive conduite par le Président Mohamed Ould Abdel Aziz, sinon, continuer à se larmoyer sur les ères dictatoriales odieuses qui ne reverront jamais le jour.
Cridem
Une organisation réclame une nouvelle loi foncière en Mauritanie
Les Forces Progressistes pour le Changement (Fpc) en Mauritanie, ex Flam-mouvance nationaliste négro-africaine, dénoncent la politique d’accaparement des terres dans la vallée du fleuve Sénégal et proposent une réforme foncière, dans une déclaration rendue publique vendredi.
« Les terres de la vallée du Fleuve constituent un patrimoine devant profiter à l’ensemble de la communauté nationale et leur gestion doit être régie par des lois claires inspirées de l’esprit républicain, lesquelles s’appliqueraient avec une rigueur égale sur les oasis du nord et du centre du pays », note la déclaration.
” La terre en Afrique est un bien économique précieux, chargé de symbole, d’émotion, de tradition puisés dans la culture des peuples. Son exploitation durable doit être fondée sur la justice et l’équité, dans un souci de préservation de la paix sociale », dit la déclaration.
Pour cela, les Fpc avancent une série de propositions : un accès à la terre d’abord et en priorité aux autochtones et locaux dans le respect de la propriété privée. Les droits des propriétaires terriens seront reconnus en faisant place aux nationaux sans terres. Les surfaces inondables seront attribuées aux populations locales.
Une zone située à 12 km du Fleuve sera réservée aux investisseurs nationaux et sous- régionaux. Quant aux investisseurs internationaux, ils seront autorisés à exploiter une zone située à 20 km du lit du fleuve, préconise la déclaration.
« L’exploitation de ces terres se fera ainsi dans un équilibre qui préserve les droits séculiers des paysans (accès à la terre), des pêcheurs (droit fluvial), avec des couloirs de parcours pour l’accès du bétail au fleuve (droit pastoral)”, ajoutent les Fpc, dénonçant des décisions récentes prises contre l’intérêt des populations dans plusieurs localités (Donaye, Boghe, Dar El Barka….), notamment « le bradage du peu de terres qui reste à certains pays musulmans (Soudan, Arabie Saoudite)-acquéreurs et complices ».
La question de l’accaparement des terres est une équation brûlante dans plusieurs pays africains, dont certains ont commencé à adopter des mesures pour désamorcer ce que de nombreux spécialistes présentent comme une bombe.
Pana
LE REPORTAGE DE LA SEMAINE: KAAW TOURÉ MÈNE SA LUTTE DE LIBÉRATION À PARTIR DE NORRLIDEN
Le combattant de la liberté mauritanien continue son combat en exil à partir de Norrliden. Il lutte contre le racisme, l´oppression et l´esclavage en Afrique de l´Ouest. Il s´est engagé dans cette lutte depuis bientôt 27 ans à l´étranger.
De son appartement situé à Norrliden, cet homme, un des dirigeants du mouvement d´opposition et de libération des Négro-africains de Mauritanie, mène sa lutte contre le régime mauritanien.
“C´est de l´Apartheid ce qui se passe dans notre pays; nous les Noirs représentons plus de 80% de la population mais nous sommes totalement exclus de tout pouvoir” nous dit Kaaw Touré.
La Mauritanie indépendante depuis 1960 est dirigée aujourd´hui de main de fer par une dictature militaire malgré la courte parenthèse démocratique de 2007 avec l’ élection d´un président civil.
Kaaw Touré s´est engagé dans cette lutte pour la justice très tôt depuis sa tendre jeunesse à l´âge de 15 ans et a été arrêté et emprisonné à l´âge de 18 ans, ce qui a fait de lui le plus jeune prisonnier politique dans les geôles mauritaniennes sous le régime de Taya.
Il raconte sa terrible expérience carcérale en Mauritanie et soulève un pan de son pantalon pour nous montrer les séquelles de ses blessures aux chevilles causées par les menottes pendant sa détention. Ces séquelles toujours vivaces sont des souvenirs et des marques de sacrifice pour son idéal. Il a subi toutes sortes de tortures physiques et morales en prison et il se souvient que lui et ses co-détenus restaient des jours entiers dans leurs petites cellules sales sans eau ni électricité en compagnie des moustiques et on leur servait un petit verre de thé pour toute la journée et parfois leurs geôliers versaient du sable dans leurs repas composés de riz.
L’entretien se déroule autour d’un café en compagnie de ses deux mignons garçons pleins d´énergie Biko et
Mandela, prénoms de deux célèbres combattants de la liberté Sud-africains. En jetant un coup d’oeil à sa bibliothèque, on découvre avec une grande admiration sa très forte fascination pour la lutte de libération de l´ANC. On y remarque, entre autres ouvrages, beaucoup de livres autobiographiques sur Desmond Tutu, Nelson Mandela et Steve Biko.
Comme ces héros, la lutte politique que mène kaaw Touré est aussi contre la discrimination raciale et l´esclavage dans son pays.
“La population mauritanienne est dans sa majorité musulmane et les régimes qui se sont succédés ont toujours voulu nous arabiser sous le prétexte fallacieux que nous sommes musulmans, mais nous le refusons parce que nous ne sommes pas arabes. Nous sommes des Négro-africains avec notre identité propre, nos cultures et nos langues spécifiques” assène t-il.
Pendant ses 27 ans d ´exil, la situation pouvait être tout autre pour lui s´il avait accepté et cédé aux offres mirobolantes et tentatives de corruption et de récupération du pouvoir mais il a toujours opposé un niet catégorique et refusé de servir ou de collaborer avec un régime dictatorial et raciste. Cet engagement ferme l´a conduit en exil forcé au Sénégal à l´âge de 20 ans.
Cependant les autorités de sa nouvelle terre d´asile par peur des inimitiés avec leur belliqueux voisin du nord décident d’expulser Kaaw Touré qui venait justement d’échapper à une extradition demandée alors par les autorités mauritaniennes.
Il obtient le droit d´asile en Suède sans pour autant renoncer à sa lutte. “Plus de 530 de nos militants et sympathisants ont été assassinés dans les prisons et c’est en leurs noms que nous devons et continuons encore la lutte aujourd´hui; abandonner cette lutte serait en quelque sorte les trahir”nous rappelle Kaaw Touré.
L´exil a été très dur pour lui et ce sont, dit-il ”ces longues années de privations de la chaleur familiale qui m’ont le plus manquées! Le mal du pays vous tient toujours; heureusement que grâce aux nouvelles techniques de communication, on peut maintenir le contact via skype, viber et autres . C´est terrible de ne pas pouvoir assister à certaines cérémonies familiales comme les mariages, les baptêmes et les funérailles des proches ou amis” nous dit-il.
Kaaw Touré est aussi un homme diplômé qui a eu une formation d´ingénieur en planification économique à l’ENEA de Dakar et un Master de Lettres et de Sciences Sociales à l’Université de Växjö. Il a été le rédacteur en chef du journal ”Le Flambeau” l´organe d´information des FLAM et a enseigné pendant de nombreuses années en Suède.
Il travaille maintenant dans l´intégration et l´insertion des demandeurs d´emplois, des nouveaux immigrés et réfugiés en Suède.
Dans sa lutte, Kaaw Touré a le soutien de sa famille et plus particulièrement de son épouse Arwa Dieng qui est une doctorante en sociologie et qui a choisi de vivre loin de sa famille et de son pays natal pour vivre aux côtés de lui: “Cette lutte est très noble et exige beaucoup de sacrifices et de privations, mais cela dit, je suis très fière de lui et de la lutte qu’il mène et pour cela , il a mon soutien indéfectible” nous dit Arwa.
La famille Touré est l´une des rares familles mauritaniennes qui vit en Suède.
Kaaw Touré a commencé aussi à écrire ses mémoires politique; le livre s’intitulera “De la prison à l´exil”. Il y décrit et retrace son parcours, sa vision politique mais aussi son combat contre la discrimination raciale en Mauritanie. Sa page facebook qui est aussi très visitée par ses compatriotes et amis est ornée par le slogan très évocateur ”la lutte continue”!
Reportage d´Anders Blank et Paul Madje du Quotidien Le Baromètre du 21 mai 2015





