Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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• L´INTERVIEW DU CAMARADE IBRAHIMA MIFO SOH VICE-PRÉSIDENT DES FPC AVEC SAHEL TV.

altNotre camarade Sow Ibrahima Mifo Vice-président des FPC était l´invité de SAHEL TV le dimanche 22 MAI 2016 à 17:05 dans “Kodo Sahel”. L´éloquence, l’intelligence, la pertinence et la conviction au service d´une bonne cause.

Une émission à écouter absolument.

La lutte continue !

Lien : https://www.youtube.com/watch?v=YfIG7wugPGM&feature=youtu.be

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Les FPC disposés pour le dialogue en perspective

Les FPC disposés pour le dialogue en perspectiveAlakhbar – Le parti non reconnu des FPC (ex FLAM) est fin prêt pour le dialogue politique en perspective, sollicité par le Président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz le 3 mai dernier à Néma, a dit son leader Samba Thiam.

Le dialogue c’est notre slogan a-t-il ajouté, précisant que la participation des FPC interviendrait dés la réception d’une invitation aux concertations attendues et l’organisation d’un débat profond de toutes les questions posées.

Il n’est pas important que le projet de conseils régionaux émane des FPC ou du Président Mohamed Ould Abdel Aziz, mais que cela conduise à trouver une solution à la problématique de la coexistence, de sorte à réaliser l’unité entre les composantes de la société mauritanienne a-t-il conclu.

Traduit de l’Arabe par Cridem

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ALAKHBAR: Le président Aziz rejoint-il l’idée des FLAM ?

Alakhbar : Le président Aziz rejoint-il l’idée des FLAM ?Les ex-FLAM, Forces de Libération Africaines de Mauritanie, avaient proposé un nouveau découpage administratif du pays en régions” basées sur des critères d’”homogénéité culturelle, sociale économique et de l’identité politique“.

A lire aussi: Mauritanie: «L’autonomie ne divisera pas le Nord et le Sud ni les Maures et les Noirs » (S. Thiam-Interview)

Mohamed Ould Abdel Aziz a-t-il rejoint cette idée en proposant, à son tour, la mise en place de conseils régionaux qui devront remplacer le Sénat ?

En tout cas, le président mauritanien donne la même justification que les FLAM en parlant de permettre aux populations locales de gérer leur propre terroir, même si Samba Thiam, président des ex-FLAM, ajoute que cela va limiter les conflits pour le pouvoir ainsi que les tensions entre Négro-africains et Arabo-berbères.

A lire aussi: Mauritanie: « Les négro-africains sont liquidés», Samba Thiam-FPC

Reste à savoir pourquoi les mêmes personnes qui, hier, avaient qualifié cette idée des FLAM d’indépendantiste, s’emblent l’applaudire, aujourd’hui !

Interrogeons-nous d’ailleurs sur ce qui est nouveau dans la proposition du chef de l’Etat mauritanien. Car en annonçant la suppression du Sénat, Mohamed Ould Abdel Aziz répond à une vieille revendication de la classe politique laquelle estime que la deuxième chambre du Parlement est inutile.

 

alakhbar

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Conférences débats des Jeunes FPC : De l’engagement des jeunes en politique ou de leur engagement dans la gestion de leur cité et la question des langues nationales dans le cursus scolaire au menu

Conférences débats des Jeunes FPC : De l’engagement des jeunes en politique ou de leur engagement dans la gestion de leur cité et la question des langues nationales dans le cursus scolaire au menu Conférences débats des Jeunes FPC : De l’engagement des jeunes en politique  ou de leur engagement dans la gestion de leur cité et la question des langues nationales dans le cursus scolaire au menu

La ligue  des jeunes des forces  progressistes du changement (FPC) a organisé, le samedi 16 avril, deux conférences-débats  au siège de ce parti,  sis à Sebkha, près  de l’hôtel Ikrama.

La première, portant sur la problématique des  langues nationales, a été traitée par  Dr Dia Alassane, linguiste, professeur d’université ; la seconde  pourquoi les jeunes mauritaniens, et en particulier les négro-africains, ne s’engageaient pas en  politique ? Une interpellation traitée par M. Samba Thiam, président des (FPC).  Abordant  son sujet, qu’il avait souhaité laisser aux jeunes, parce qu’il s’agit de leur problématique, le président Samba Thiam a d’abord préféré  répondre à la question de savoir pourquoi les jeunes devraient plutôt  s’engager en politique. 

Dans sa réponse, le président des FPC a avancé plusieurs arguments. D’abord parce que cette lutte les concerne en premier ; ils doivent prendre leur destin en main. Ensuite en référence à la maxime de Frantz  Fanon : ”dans une relative opacité, il appartient à chaque peuple de découvrir sa mission : la remplir ou la trahir ”. Ils devraient donc faire le bon choix !

Rendant  hommage au passage  au courage du colonel Ould Beibacar venu participer  volontairement au débat, à ses qualités d’intellectuel qui secoue les idées, alerte des dangers,  le Président a dit souhaiter que le colonel fasse des émules, affirmant  que  « si nous avions dans ce pays plusieurs  hommes comme lui, la Mauritanie se serait affranchie de ses pesanteurs.»

Les jeunes devraient s’engager en politique, poursuit-il,  parce que la vie est un combat permanent, qu’il faut braver les dangers, mais surtout  que  la situation du négro-africain l’exigeait.  Ils sont objets de toutes les discriminations et brimades, « nous n’existons plus », martèle Samba Thiam. Acceptez cette condition et ne se préoccuper que de l’alimentaire et  on tombe  dans l’animalité, renchérit-il.

La deuxième raison avancée par le président des FPC est le chômage. Même si on partage cette situation avec de nombreux pays Africains,  la Mauritanie garde une spécificité  pour la réinsertion des jeunes. Son taux de chômage est des plus  élevés et les négro-mauritaniens sont les premiers à en pâtir, a cause du Système. Il faut donc  se battre pour changer cette  donne, recommande Samba Thiam,

Autre argument avancé par M.  Thiam  est l’expérience historique. Les jeunes sont  un vecteur  du changement, partout dans le monde, à chaque fois qu’ils se sont engagés. Il en fut  ainsi  en Algérie,  en Israël, en Afrique du Sud au Sénégal, au Burkina etc. …Partout où les jeunes se sont engagés, il y a eu changement. Toutes les luttes justes aboutissent à une victoire. « Il n’y a pas de marche qui un jour ne finit pas » disait  A Kourouma ; le  changement viendra ; il sera long à venir, mais il viendra disait Sam Cooke’’. Les jeunes doivent donc se persuader de l’issue positive de leur juste  lutte  et s’armer d’optimisme

Revenant à  l’intitulé de la conférence, à savoir pourquoi  les jeunes ne s’engagent pas en politique, Samba Thiam  avance quelques raisons. D’abord la perception négative de la politique, comprise comme de la roublardise, du mensonge. Or la politique,  au sens noble du terme, ne signifie rien d’autre que s’occuper des affaires de la cite ; au même titre qu’un bon père de famille prend soin de son foyer, de sa famille. Autre raison, croit –il, la  peur de la répression. Et Samba Thiam de rappeler les répressions terribles  qui se sont abattues sur les négro-africains  entre  87 et 91, et qui ont marqué les esprits. La peur  est un mauvais compagnon parce qu’elle paralyse …Elle doit être perçue comme  un phénomène normal, humain selon  Mandela, qui disait que chaque homme éprouvait  la peur …le problème était de  pouvoir  la dominer, la contrôler.

Le troisième  argument avancé par le conférencier avait  trait à des préoccupations alimentaires, autrement dit la politique du ventre. Tout le monde se pose la question de savoir comment vivre. Tolstoï  disait que  la marmite, la femme,  les enfants ont toujours raison de l’ardeur belliqueuse du prolétariat’’. Non seulement les jeunes ne sont pas assujettis à ces contraintes, mais en plus  l’homme est plus que ‘’ manger et boire ‘’, indique Samba Thiam.

Le quatrième argument présenté par  Samba Thiam est  le souci de préserver une bonne situation, faisant oublier que si le système  d’exclusion  perdure, il finira un jour par rattraper ceux qui pensent de cette manière.

Le président des  FPC  évoqua le dernier point relatif à la résistance familiale, parentale. En effet, nombre de pères de famille et de mères de famille déconseillent à leurs enfants de  faire  la politique ou  de  s’affilier a  certains partis. Face à cette situation, le président Samba Thiam suggère aux jeunes gens d’engager un débat serein avec la famille. C’est là un devoir, une nécessité.

 

le calame

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Demandes d’autonomie, de sécession… : Faut-il diviser le territoire national entre ses communautés ?

Demandes d’autonomie, de sécession… : Faut-il diviser le territoire national entre ses communautés ?Après le parti FPC (Forces progressistes du changement, ex-FLAM), qui avait demandé l’autonomie pour les régions Sud de la Mauritanie, c’est au tour du mouvement TPMN (Touche pas à ma nationalité) de lancer aujourd’hui l’idée d’une sécession de la Vallée.

Ces revendications remettent en selle la question très sensible de la partition de la Mauritanie, jugée comme une atteinte à l’intégrité territoriale et à l’unité nationale, et qu’une partie de la communauté négro-mauritanienne considère comme justifiée.

« Le temps est venu de procéder à la partition de la Mauritanie ou à sa Fédération » ! L’idée est de plus en plus développée dans certains cercles intellectuels noirs qui la considèrent comme une « solution à la juste et équitable répartition des richesses nationales au profit de l’ensemble de ses communautés.

Déjà, du temps de la Mauritanie coloniale, l’idée d’une Mauritanie noire au Sud, distincte de la Mauritanie blanche au Nord, aurait été introduite par certaines communautés négro-mauritaniennes. D’emblée, elle a été rejetée par la France qui voulait d’une Mauritanie unitaire dans ses frontières et dans ses composantes ethniques.

Mais cette conception de la Mauritanie était restée enfouie dans le subconscient d’une certaine élite qui trouvait impossible la cohabitation entre les communautés mauritaniennes, malgré le ciment de l’Islam de rite malékite.

Mais la coexistence pacifique restera tributaire des desiderata des régimes qui se sont succédé en Mauritanie et qui ont longtemps joué sur les tensions intercommunautaires pour nourrir des ambitions personnelles, ou parfois, se retrouvant à bout de souffle remuaient le couteau dans la plaie.

Ainsi, aux évènements de 1966 sur l’arabisation, devaient succéder les sanglants pogroms de 1989 à 1991, ce que certains ont nommé « l’épuration ethnique ». Il en découla un lourd passif humanitaire dont les fardeaux seront traînés sur plus d’une décennie pour s’achever par une prière à kaédi et une compensation financière qui n’a pas fini de satisfaire toutes les victimes.

L’enrôlement biométrique serait intervenu, créant ce que certains activistes négro-mauritaniens considèrent comme une forme de génocide contre les noirs de Mauritanie. Depuis, ils sont nombreux les courants politiques négro-mauritaniens qui s’érigent en porte-voix de la cause négro-mauritanienne, certains ayant choisi la voix soft dans leurs relations avec le pouvoir en place, et d’autres la confrontation, sinon la provocation, selon certaines grilles de lecture.

Il y a d’abord l’aile « repentie » des FLAM, notamment le courant des Samba Thiam, qui avait choisi le retour au bercail après un exil qui a duré vingt-sept ans. Reçu en grande pompe, par le président Mohamed Abdel Aziz au palais présidentiel, l’homme sera quelque temps porté aux cieux.

Cet amour éphémère ne dura que la vie d’une rose. Samba Thiam et ses amis comptaient mener le combat sur le terrain politique, avec comme objectif, une lutte interne pour une Mauritanie égalitaire, sans racisme et sans discrimination, ou à défaut, une autonomie régionale partielle.

C’est le pas qui sera franchi en août 2013 lorsqu’au détour d’une conférence de presse, le FPC lança sa proposition d’autonomie des régions de la Vallée du Fleuve. Cette revendication serait aux yeux du FPC, motivée par un constat d’échec.

« L’Etat centrale dans sa forme unitaire actuelle, n’a pas donné naissance à l’Etat Nation escomptée. Il nous incombe en conséquence le devoir explorer d’autres voies : pour la stabilité du pays et dans l’intérêt supérieur de nos enfants » lâche Samba Thiam.

Cette sortie du président des FLAM sera suivie d’une véritable levée de boucliers. Il fut estimé dans certains milieux que le mouvement FPC, flamiste, s’était revêtu de ses anciens oripeaux de regroupement de haineux racistes, ennemis de la patrie mauritanienne. L’attitude du pouvoir se durcit et c’est la rupture définitive qui aboutira à la non reconnaissance du parti par le ministère de l’Intérieur qui lui refusa le récépissé officiel.

Samba Thiam et son camp ont beau expliqué qu’ils ne demandaient pas la sécession des régions du Sud, mais juste une autonomie régionale dans le cadre de la nation et de l’Etat mauritanien, rien n’y fut.

Aujourd’hui, le débat est revenu sur la scène publique. « Avec plus de radicalité », estiment certains observateurs, à la lumière de la proposition lancée par TPMN tendance Wane Birane, exilé en France, qui réclamerait carrément la sécession des régions du Sud.

Des assises sont sous programmation à Paris pour « se prononcer sur la nécessité de revendiquer la sécession du Sud de la Mauritanie » a-t-on déclaré. L’annonce a faite au cours d’une assemblée générale du mouvement tenue le 20 mars 2016 à Paris.

Né des problèmes d’enrôlement auxquels sont confrontées les communautés noires en Mauritanie et qui aurait créé des milliers d’apatrides, TPMN expliquerait son attitude par selon lui, la montée du racisme, de la discrimination et de la marginalisation de la communauté négro-mauritanienne. De telles dispositions amènent d’aucuns a soutenir que l’issue d’une telle réunion est connue d’avance : il s’agira d’appeler à la partition !

Pour autant, pour nombre d’observateurs, la question de la répartition de la Mauritanie, celle de l’autonomie de certaines de ses régions ou celle de sa recomposition en Fédération, reste vaine. Même si par ailleurs, la partition de la Mauritanie pourrait séduire plusieurs autres partisans du régionalisme.

On se rappelle en effet que des voix s’étaient élevées dans la région de Dakhlet Nouadhibou il y a moins de dix ans, pour demander l’autonomie des régions du Nord, certains s’indignant du peu de retombées des ressources en fer, poisson, cuivre, pourtant extraits des sols et de la mer, à Zouerate, Nouadhibou, Inchiri, sans aucune incidence sur la vie des populations locales.

Des revendications identiques avaient surgi en même temps de certaines régions orientales du pays. Chaque fois, la question la problème a été balayé d’un revers de main par les Autorités nationales qui considèrent qu’elle relève de l’utopie.

Cheikh Aïdara

l’authentique

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