Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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HOMMAGE À ALPHA DIALLO, UNE GRANDE PERTE: ADIEU GRAND COMBATTANT!

Nous venons d´apprendre avec un grande tristesse le rappel à Dieu de notre cher ami, camarade et frère Docteur Alpha Diallo. “A Dieu nous appartenons et à lui nous retournons”, nous dit le Saint Coran. Allahou Akbar !

Ancien membre dirigeant des FLAM, ancien membre-fondateur et premier secrétaire élu de l’AJD et Professeur titulaire de la chaire de Métaphysique religieuse et de Philosophie des Sciences à l’université de Nouakchott est parti à la fleur de l´âge.


Un grand et fidèle ami, un compagnon de lutte pendant les années de braise, un homme de foi et de convictions vient de nous quitter. Bassirou Hawa pour les intimes, Tafssirou Hamath son “pseudonyme de guerre” pendant nos années de braise, notre “Karl Popper” national a cassé sa plume !


Je me souviens encore de nos longues journées d´exil au Sénégal, de nos interminables réunions de nuits, de nos descentes dans des rédactions pour déposer nos communiqués et nos déclarations de presse. Je me souviens de nos tournées dans des camps des déportés pour maintenir le flambeau de la résistance.  Je me souviens toujours de ta voix douce et de tes petits sourires et de tes yeux pétillants d´intelligence. Je me souviens de tes colères contre la dictature militaire dans la vallée, je me souviens de tes conseils avisés et de nos échanges après notre retour au pays natal. Je me souviens de tes envolées philosophiques et lyriques, je me souviens toujours du camarade militant Alpha.   


 La Mauritanie vient de perdre un grand intellectuel et un homme de culture de dimension internationale mais surtout un homme de refus, un rebelle dans l´âme. Un homme humble, modeste, courtois, honnête et intègre. Un Foutanké fier et enraciné, un esprit libre et critique, un intellectuel engagé et courageux, un musulman pieux et généreux, voilà résumé en quelques mots l´enfant prodige de Wothie, Docteur Alpha Thierno Baba Diallo.

 Il ne nous reste qu´à prier et à pleurer. A prier pour qu´Allah le tout puissant, l´Eternel, l´accueille en son Saint Paradis et que la terre du Fouta natal lui soit légère! A pleurer cette lourde et irremplacable perte.

A ta gentille épouse Aminata Aw, devenue aujourd´hui ta veuve, à tes aimables enfants, aux familles Diallo et Aw de Wothie, à tes proches, à tous tes compagnons de lutte, à la communauté universitaire,  je présente nos  très attristées condoléances. 



A la mémoire de tous ceux tombés pour les causes justes nous répéterons après d’autres, cette oraison funèbre devenue classique « Ta vie fut combattante, ta mort héroïque, ton sacrifice sacré et ta mémoire éternelle».

Adieu camarade et la lutte continue!





Kaaw Touré.

NB: Photos archives prises: Janvier 1991: Le 1er congrès des FLAM en exil, certains sortaient de prison mouroir de Oualata, d´autres vivaient en exil depuis 1986 après la répression suite à la publication du “Manifeste du Négro-mauritanien opprimé”, c´étaient les moments de retrouvailles et d´émotions fortes après des longues années de séparation.


– Les récentes sont pendant notre retour d´exil au siège des FPC.

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L´INTERDICTION DES FPC: LES VÉRITÉS DE NOTRE CHÈRE Mariem Mint Derwich, Journaliste-écrivain.

Kaaw Touré's photo.“..La Mauritanie ne se reconnaît plus en les siens. Vous en avez fait l’otage de vos idéologies, vous l’avez laissée être captée par les extrémistes religieux, au moins dans la pensée, par les extrémistes identitaires, au moins dans l’ancrage d’une seule langue. Vous en avez fait une arène du désespoir et de la misère. Là où le politique se devrait d’offrir un futur, un espoir, vous ne nous laissez, derrière une apparente démocratie, que le droit de survivre dans la mort des idées.

Il nous faut de la diversité.

On en est loin, très loin. Le dernier avatar de notre vide politique en est l’exemple : en refusant aux ex FLAM l’autorisation de se constituer en parti, nous ne faisons que niveler un peu plus les idées politiques. Le « délit » pré supposé et quelque peu fantasmé d’atteinte à l’unité nationale, celui là même qui motive le refus officiel fait aux ex FLAM, est un délit quasiment national : il est dans les déclarations hystériques de ces députés qui déchirent un rapport en français, il est dans le matraquage permanent de la diversité culturelle, il est dans notre TVM qui se veut plus arabe que les arabes, si tant est qu’il y ait un monde arabe « pur » et un autre… Il est dans la fracture éducative qui fait que seuls les enfants de ceux qui ont les moyens réussissent au bac pendant que les ¾ des élèves de l’école dite publique ont lamentablement échoué.

Il est dans cette arabisation forcée, dans l’imposition d’une seule référence culturelle…

Ce délit est permanent, il est dans la rue , dans nos maisons, dans nos médias, dans nos salons…

Il est dans ces politiques qui vont faire allégeance à des pays étrangers, qui reçoivent de l’argent de ces pays …

Il est dans ces leaders religieux émargeant en Arabie Saoudite…

Dire que les ex FLAM sont contre l’unité nationale signifie que personne n’a écouté Samba THIAM, ni son discours….

Personne…

Cette décision est inaudible car, alors, pourquoi le Président lui-même, a-t-il reçu les ex FLAM ? Pourquoi leur a-t-il été permis de tenir leur Université d’été ?

Qu’est ce qui a changé en quelques mois ? Sûrement pas le discours de Samba THIAM..Mais, plutôt, le poids des lobbies adverses, ceux qui ne rêvent que d’une Mauritanie uni couleur, uni langue….

Je ne suis pas d’accord avec toutes les idées des ex FLAM mais c’est cela la diversité des opinions, c’est cela le débat, c’est cela la démocratie. Ce ne sont pas seulement des partis triés sur le volet, juste bons à justifier notre façade démocratique.

Nous devons pouvoir entendre autre chose que le « dialogue » improbable….

Oui, Messieurs les politiques, respectez-nous et nous vous respecterons…

Salut.”

Mariem mint DERWICH.

Edito de RMI : Aziz et ses dauphins
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FLAMNET-AGORA: La Mauritanie: Deux discours mêmes conséquences, une autre attitude s’impose ! (2eme partie)

altLa Mauritanie: Deux discours mêmes conséquences, une autre attitude s’impose !

(2eme partie)

Alors, quelles solutions ?

Etant donné que, objectivement, tout le monde sait que cette situation ne peut plus durer, faut-il rester sur la même lancée ou bien devons-nous changer d’orbite pour adopter une autre stratégie ? En clair, en tant que militants de la cause noire en Mauritanie, sommes-nous satisfaits du travail accompli depuis des décennies ?

Sans doute, il serait plus facile, donc très tentant, de rejeter la totalité de la faute sur le camp adverse, en l’occurrence sur les compatriotes maures. Mais, je devrais me demander est ce judicieux ou même productif de le faire ? Chose qui pourrait me donner la conscience tranquille en le faisant, mais à quoi cela servirait aujourd’hui, dans ma démarche de recherche de solutions aux problèmes de notre cohobation? La réponse est catégorique : Absolument rien.

Pour une question purement de méthodologie, je considérerais deux possibilités:

 

  •  Les maures progressistes sont de bonne foi, mais, ils n’ont pas très bien saisi l’ampleur des problèmes,

     

  •      Nous pouvons mieux faire pour les aider à comprendre la réalité de la situation.

Par conséquent, le temps est venu de faire de l’introspection sur nous-mêmes, et sur nos différentes organisations ( qu’elles soient politiques ou humanitaires) afin de dégager un plan d’action général fiable pour donner plus de chance à la réussite de nos efforts de tous les jours. Vue la détérioration progressive et certaine de la condition de l’homme noir en Mauritanie, il devient indéniable que notre lutte commencée depuis les années 70 n’a pas encore payé. Ce fait n’est pas dû à l’absence de travail de notre part. Ce serait une contre-vérité, ou de malhonnêteté et/ou de l’ignorance de dire que les différents responsables de nos organisations n’ont rien fait. Seulement, il n’y a pas toujours eu de corrélation certaine entre les efforts et les résultats. Malheureusement, pour l’instant, le résultat obtenu ne reflète pas l’ampleur de leur sacrifice. Le moins qu’on puisse dire, il faut le reconnaître, est que nous avons échoué, indépendamment des causes que nous pourrons évoquer, essentiellement sur deux points. Premièrement, l’absence de ralliement de nos compatriotes maures à cette cause, qui est pourtant juste et dont l’existence est d’une réalité visible même au plus aveugle des humains. Et le second point c’est notre incapacité de favoriser et de soutenir l’émergence d’une relève saine qui pourra prendre en charge le combat pour les générations futures.

Alors, je dirais qu’à l’image de l’évolution de la philosophie du travail dans le monde, pour des organisations qui réussissent, nous devons adopter un plan de travail qui fait appel au concept de ‘’travailler plus intelligemment et non plus durement’’. Ainsi, nous établirons un plan programmatique qui s’inscrirait dans une période d’une année. Durant laquelle nous devrons consacrer l’essentiel de nos efforts à la résolution de ces deux problèmes. Un programme bien établi qui respecte des méthodes scientifiques de planification. Une fois les objectifs codifiés, ils devront être supportés par un groupe de gens capables de porter la mission de manière agressive et stratégique en direction de toutes les populations mauritaniennes. Un discours qui devra s’entendre partout dans le pays, au niveau de nos villes, villages, hameaux et campements. Désormais, il faut comprendre que ‘’la Mauritanie n’est pas seulement Nouakchott’’ et agir en conséquence.

Evidemment, pour tout plan qui mérite son nom, il faudra un bilan au terme du délai fixé. Ce bilan pourrait refléter une adhésion massive de nos compatriotes maures à la cause, qui sera un signe de succès, et qui indiquera la volonté de vivre ensemble de nos communautés. Dans le cas contraire, il faudra faire face à la réalité. En ce moment nous devrons comprendre qu’il ne sera plus opportun d’insister sur la cohabitation de nos différentes populations, mais travailler, non pas pour le fédéralisme, ou l’Autonomie, mais sur l’option de la séparation pure et simple entre le Sud et le reste du pays. Et cela doit être compris et dit sans complexe de notre part afin que chaque personne et chaque communauté prenne sa responsabilité. A partir de ce moment, nous imposerons l’optique de séparation, pas en fonction de la haine, du dédain ou du racisme contre le maure, mais en raison du principe que tout individu et toute communauté doit aspirer à son bien-être moral, matériel, social et politique. Chose que nous ne jouissons pas dans la situation actuelle.

 

Cependant, d’aucuns se demanderont qui seront ces hommes et femmes, parmi nous, capables de porter cette transformation décisive ? Il y a quelques semaines, 16 Mai 2015, mon grand frère Boye Alassane Harouna partageait sa réflexion sur la question d’une relève pour un combat salutaire. Comme à son habitude, c’est un texte bien rédigé et agréable à lire dont je partage la nécessité de l’urgence mais pas le pessimisme. En effet, J’ai perçu, chez lui, un sentiment défaitiste par rapport au leadership parmi sa génération. Pourtant, je suis convaincu qu’il y a toujours la possibilité de rééditer l’exploit de 1983 qui avait fusionné nos différentes organisations en un seul mouvement politique, les Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM).

Il est vrai qu’aujourd’hui la matérialisation d’une future relève peine à émerger. Comme je disais tantôt c’est le deuxième point d’échec pour le compte de nos organisations. Présentement, le manque d’encouragement et d’encadrement de nos leaderships à l’égard de nos potentialités montrent trois déplorables comportements. Soit un découragement des jeunes qui finissent par abandonner la scène politique. Ou bien, rester dans les sillages de nos organisations incapables de réfléchir par eux-mêmes, bref ils se transforment en abrutis politiques. Le troisième fait, ceux ou celles qui ont une énergie débordante finissent par se rebeller contre nos leaders de manière inappropriée violant ainsi tout code moral de nos mœurs et coutumes. Comportement qui tire souvent vers l’arrogance et frise l’impolitesse. Mais à l’absence de tout encadrement de base, évidemment l’élégance et la beauté de l’albatros se mesurent à la force de ses flancs. Naturellement, un oiseau sans ailes ne volera pas loin.

Enfin, d’où viendra ce salut tant attendu ? Le 28 Juin dernier, certains d’entre nous ont commémoré, chacun à sa manière, le 29eme anniversaire de la disparition de notre camarde Moussa Kebe (Paix à son âme). Celui- là même, en tant que représentant de la jeunesse, joua un rôle primordial dans la création des FLAM. Pour beaucoup d’entre nous, il représente un symbole de lutte, d’abnégation, d’intelligence et de courage dans cette quête pour l’Egalite entre nos différentes communautés. Alors, en 1983, avec l’appui de nos sages, parmi lesquels feu Aboubakry Kalidou Ba (paix à son âme) il avait pu obliger nos aînés (la génération de Boye Alassane) d’accepter la fusion de leurs organisations en FLAM. Aujourd’hui ce sont ceux qui se réclament de la génération de Kebe Moussa qui doivent se manifester, probablement pour une dernière action décisive, pour une rédemption assurée. C’est à eux de jouer ce rôle de jonction entre nos aînés et celle de la nouvelle génération. Je leur dis, il est louable d’évoquer nos symboles chaque fois que l’occasion se présente, mais le symbolisme et l’héroïsme doivent servir pour stimuler notre inspiration à l’action. Sans cela tout devient un grand gâchis. Je suis sûr qu’il y a d’autres AbouBackry Kalidou Ba encore vivants qui n’attendent que de voir d’autres Kebe Moussa se manifester pour les épauler une fois encore. Je suis convaincu que cela ne va plus tarder. C’est là tout le fond de mon optimisme.

 

Hammel Barry
hammelbarry@aol.com

 

 

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FLAMNET-AGORA: La Mauritanie: Deux discours mêmes conséquences, une autre attitude s’impose !

altLa Mauritanie: Deux discours mêmes conséquences, une autre attitude s’impose !

Mes remerciements à Cire Ba et Rouguiyatou Ngaide dite Coumba pour leurs ‘’pressions’’ amicales. Tout le mérite de cette réflexion leur revient.

 

Il suffit de très peu d’attention pour saisir la différence dans la manière dont les Noirs et les Maures perçoivent la situation politique en Mauritanie. Il est plutôt aisé de constater la profonde divergence entre les courants qui défendent   l’arabité intégrale du pays et ceux de la mouvance noire qui militent pour la reconnaissance effective du droit à la diversité des différentes communautés mauritaniennes. Cependant, il est beaucoup moins compréhensible quant à la différence d’interprétation de la situation politique entre l’Elite noire et la composante maure dite des ‘’progressistes’’. Bien que ces derniers se réclament, pour la plupart, du côté de l’opposition aux militaires depuis le règne de Ould Taya, mais l’unicité de vision entre eux et les représentants de la communauté noire désavantagée tarde encore à se matérialiser.

 

En effet, les progressistes maures ont du mal à digérer la notion d’existence du système de discrimination raciale que leurs compatriotes noirs dénoncent. Le plus souvent, ils jugent la situation politique à partir de leurs sentiments personnels et des relations de proximité qu’ils ont avec telle ou telle autre personne de la communauté noire. Au demeurant, le plus souvent très superficielles car ils font fi des réalités institutionnelles et de la globalité des intérêts communautaires en présence. En général, ils lisent les difficultés de la cohabitation qu’à travers cette seule notion connue sous l’appellation de ‘’passif humanitaire’’. Celle qui fait référence, chez nous, aux violations massives des droits de la communauté noire non Harratine durant la période des années 1989-92

Ainsi, ils reconnaissent que le régime de Taya est responsable du tort à l’égard de la communauté noire du sud, mais ils hésitent encore de la réparation adéquate à apporter à ces torts. Ils deviennent nostalgiques de la période des gouvernements civils d’avant 10 Juillet 1978, car synonyme du temps de la symbiose entre les différentes communautés mauritaniennes. Ils refusent de voir que l’état de la situation politique actuelle trouve ses sources à partir de notre indépendance, par le biais d’une volonté manifeste d’arabisation généralisée du pays. C’est pourquoi, ils s’irritent à chaque fois qu’un Noir fasse état de l’existence du système de discrimination raciale en Mauritanie. Ils pensent que cette notion de système est très englobante. Ils s’en offusquent prétextant que tous les maures ne sont pas racistes et ne partagent pas la même ligne politique avec les autorités militaires dirigeantes. Mieux, pour refuter la thèse du complot racial, ils soutiennent la participation régulière de cadres noirs dans les différents gouvernements, c’est-à-dire de la gestion de l’Etat, depuis l’indépendance du pays. Alors, la notion du racisme en Mauritanie serait de l’exagération des politiciens extrémistes noirs. Ce sont ces convictions qui les conduisent à jouer aux équilibristes. Par exemple, ils feront partie de ceux qui associent le problème des Mauritaniens noirs victimes de la déportation au Sénégal avec celui des Maures expatriés à la suite des évènements de 1989. A noter que, même si cette décision émanait du pouvoir, il n’en demeure pas moins que la majorité de nos ‘’progressistes’’ a participé ou au moins n’a pas dénoncé l’ambiguïté de ce choix. Par ailleurs, je suis partisan d’une solution aux problèmes de nos compatriotes expulsés du Sénégal, mais je trouve inapproprié le mélange de genre. Chose qui tente d’absoudre la responsabilité de l’État mauritanien dans son acte racial contre des citoyens noirs. Il est aussi fréquent, dans cet esprit d’équilibrisme, de voir dans leur discours des reproches ‘’aux extrémistes de tous bords’’. Ainsi, ils mettent dans un même panier, les racistes maures et leurs victimes noires qui ont eu le tort de dénoncer leur situation de discriminés. Ils ne réalisent pas que cette attitude qui consiste à vouloir décrédibiliser les représentants de la cause noire et à inhiber la conscience collective des victimes ne fait qu’approfondir le fossé entre nos communautés. Finalement, les deux discours, celui des extrémistes maures et de ceux des progressistes parmi eux aboutissent à un seul résultat, celui qui consiste à maintenir la population noire le plus longtemps possible sous la domination du maître maure. Si vraiment, ces progressistes veulent mériter leur statut avec un changement honnête et réel, ils doivent revoir leur position. Avant tout d’abord, ils devraient se rendre compte que la population noire a vécu et continue de vivre un traumatisme profond. Alors, tout signe d’hésitation marqué par des si, des mais, et autres réserves dans leurs discours ne fera que conforter le sentiment de méfiance et de soupçon à l’égard de l’ensemble des politiciens maures et voir même au-delà. Pour un traumatisé et frustré que chacun de nous est ( la population du sud ) toute nuance à l’égard de notre situation d’opprimé pourrait suffire comme preuve que le maure est un ennemi et un raciste. Car pour un traumatisé, il n’y a pas de demi-mesure c’est l’adage ‘’tu es avec moi, ou tu es contre moi’’ qui compte. Alors les plus cyniques d’entre nous ne verront dans leurs actions qu’une stratégie planifiée et coordonnée par la classe politique maure pour pérenniser le racisme et la domination contre la population noire.

Plus curieux encore, et selon certaines sources, le président Abdoul Aziz, lui-même, – que l’on dit être un progressiste et absolument « pas raciste » -, reprocherait à l’Elite noire son ingratitude à son égard.

Puisque, pense-t-il, malgré des efforts énormes consentis pour cette communauté à laquelle il ne doit rien, ses leaders continuent de l’attaquer et de le vilipender. Évidemment, il y a un certain nombre de problèmes particuliers en ce qui concerne l’assertion du Président. Bien que Mohamed Ould Abdel Aziz n’ait été indexé d’aucune infraction personnelle et directe sur les évènements des années de braise mais en tant que ancien responsable de la sécurité de Ould Taya, il est de fait et de droit un élément de son régime. En tant que tel, il doit être considéré comme responsable même en dehors de toute faute directe. Par ailleurs, au nom de la continuité de l’Etat, il ne peut pas se soustraire aux obligations que lui imposent la déontologie et la morale liée au fonctionnement des institutions étatiques. Malheureusement, ce sentiment du Président est partagé par nombre de compatriotes maures qui se disent ne pas être impliqués aux causes du malheur de la population noire mauritanienne. Par conséquent, ils ne se voient d’aucune obligation à notre égard, même si ils sont conscients de la réalité du problème.

 

A suivre

 

Mamadou Barry dit Hammel

USA.

 

 

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Baccalauréat 1974 – 2015 : le résumé d’une succession d’incompétence qui dure depuis 41 ans, 2015 : taux de réussite à la première session 7.46%, Lettre Moderne 3%,…

 Baccalauréat 1974 - 2015 : le résumé d’une succession d’incompétence qui dure depuis 41 ans, 2015 : taux de réussite à la première session 7.46%, Lettre Moderne 3%,…On dit souvent qu’une image veut mieux que 1000 mots, les deux figures suivantes montrent l’évolution du taux de réussite au baccalauréat toutes les filières confondues de 1974 à 2010 (figure 1) et l’évolution du nombre d’inscrits à cette épreuve pour cette même période (figure 2).

Nous pouvons en tirer une conclusion :

– aucun gouvernement n’a réussi à mettre en place un système éducatif du secondaire capable de préparer efficacement les élèves mauritaniens aux études supérieures tant en qualification qu’en nombre durant cette période.

 


 Baccalauréat 1974 - 2015 : le résumé d’une succession d’incompétence qui dure depuis 41 ans, 2015 : taux de réussite à la première session 7.46%, Lettre Moderne 3%,…
 

 


 Baccalauréat 1974 - 2015 : le résumé d’une succession d’incompétence qui dure depuis 41 ans, 2015 : taux de réussite à la première session 7.46%, Lettre Moderne 3%,…
 

 


En 1974 au moins 180 élèves ont réussi au bac sur les 309 inscrits, ce qui fait un taux de presque 60% sur cette année de référence, pourquoi on n’a jamais réussi à faire plus de 60% par exemple 65%, 70%, 75%, mais ils ont réussi à faire 45%, 28%, 11%, peut-être qu’ils ne savent pas faire dans la croissance, l’amélioration.

Le nombre d’inscrits ne cesse de croitre de façon considérable tandis que le taux de réussite ne cesse de chuter de la même façon, l’enseignement ne fonctionne pas du tout.

Il y a eu le plan stratégique de lutte contre la pauvreté (www.cslp.mr) qui a démarré en 2006, dans le volet éducation, un objectif de réussite au baccalauréat de 30% pour 2010 était la cible, de 2006 à 2014 on n’a jamais réussi à dépasser les 10% à la première session.

En plus de l’incompétence de nos dirigeants à gérer l’éducation, des réformes éducatives non objectives souvent nuancées de politisme sont venues s’y ajouter, d’où l’aggravation de la situation, aujourd’hui on est tous convaincu que le système éducatif mauritanien est chroniquement malade, les résultats de cette année le démontrent.

Pour la série Lettre Moderne un taux de réussite de 3%, les mathématiques 18%, Sciences Naturelles 7,5%, Lettre originale 8,3%, TM 35.5%.

Il faut remarquer que le taux de réussite de la série TM n’est pas significatif par rapport au niveau général, car c’est 38 élèves sur 107, le nombre d’inscrits ne représente que 2.5 pour 1000 du total des inscrits par contre la filière lettre moderne représente 21,43 % du total des inscrits soit 214 pour 1000.

Nous attendons avec impatience une communication pour faire savoir aux candidats au bac et à tous les Mauritaniens que malgré les désagréments causés par les réseaux sociaux, l’année de l’enseignement à enregistrer un taux de réussite de 7,46%, on fera mieux l’année prochaine en vendant 3 écoles.

Félicitation à Ibrahim Mohamed Moustapha développeur de l’application qui permet de consulter les résultats du bac via ce lien
http://41.188.113.135/consulbac/

Source : Kalidou Sarr

 boolumbal.org

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