Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Ma rencontre avec Mariam Rajawi et son équipe: Relation de voyage, juillet 2022

Quelle belle rencontre, à Tirana, capitale de l’Albanie !! Au cours d’une visite hélas trop brève, je me suis entretenu avec un groupe d’activistes iraniens et leur leader, Maryam Radjavi, musulmane, démocrate et cheffe de file de l’opposition à la théocratie des clercs chiites en l’Iran. Personnalité d’avant-garde dans un pays central de l’Asie, sa lutte et la rançon éprouvante que ses camarades et compagnons de route acquittent sur la voix de la démocratie, m’ont inspiré :

Elle poursuit le noble dessein de tarir, voire d’annuler et de réparer la tromperie de l’intercession et du vicariat autoproclamés, sur le devenir des sociétés et des États en terre d’Islam ; les livres saints du monothéisme, le Coran, la geste du prophète (Psl) et la sunna authentique, ne prévoient ni recommandent, l’adoption et l’instauration par la contrainte, d’un régime de jurisconsultes, au-dessus de la volonté du peuple, même s’agissant du culte. Quant à l’imposition d’une autorité de messie pour s’assurer la conduite de la vie réelle d’une collectivité, l’expérience de la métaphysique égarée dans le monde n’a jamais produit que la médiocratie, la corruption, l’inégalité débridée et une violence tous azimuts. L’exercice du gouvernement profane offre, à l’inverse, la faculté du changement dynamique, sur la base du débat, de la médiation et du consentement par les urnes. Ainsi, en termes de technicité, de rendement, d’éthique et d’ingénierie du compromis grâce à la réversibilité périodique du vote, la matrice gréco-latine de la politique, devient le jaillissement d’une universalité si puissante qu’elle bouscule ou terrasse, chaque année, princes, rois, despotes et tartuffes ; la rationalité du projet, son ouverture à l’Autre et sa vocation à économiser le sang des citoyens creusent la différence d’avec les tyrannies dévotes ou celles dont le délire se prévaut la race et de la nécessité de l’histoire. A moins de se voiler la face au nom de la fierté, du complexe ou en vertu du déni, aucune alternative, pratique ou morale, n’ose plus concurrencer la démocratie et la primauté des droits de la personne. Face à tant d’évidence, les officines de l’obscurantisme tardent – peine perdue – à déposer les armes. Maryam Radjavi, avec la constance, la sincérité et la résolution qui la singularisent, leur montre la porte de sortie…

Le parcours de l’illustre dame nous raconte un autre récit de l’Islam et de l’espèce humaine, où la femme n’est plus l’appât de Satan, la ménagère à perpétuité, l’objet réifié du désir et la proie des prédateurs-pédophiles. Dans l’univers de Maryam Radiawi (bien qu’elle couvre ses cheveux et ne serre pas les mains des hommes), ne subsistent l’obligation de se masquer, l’apartheid du genre, encore moins la honte du corps. L’idée morbide et nihiliste de la pureté n’y a pas sa place. Cette meneuse, pétrie de la connaissance du passé, n’ignore – non sans en tirer une infinie réserve de patience – que « tout empire périra », titre et constat du mécanicien des relations internationales, feu Jean Baptiste Duroselle. Comme le prestigieux pédagogue des études de diplomatie critique, Radjavi ne sacrifie à l’empressement ; sa constance démystifie le temps et le dompte. Elle se souvient des satrapies orientales, de Gengis Khan, de Tamerlan, de la lignée des Cyrus et Darius, des croisades et de la guerre civile parmi les musulmans, durant la succession du Prophète (Psl) mais aussi de la traite négrière, du génocide des Indiens, de la colonisation, de la Shoah et du Goulag.

Elle sait que les avortons de Hitler, Staline, Mao, Pol Pot, Saddam, Khomeiny, Kadafi, Pieter Botha, grandissent autour de nous, souvent discrets, jusqu’à la révélation de leur nuisance, d’abord sous les applaudissements de la foule, avant le règne de la peur et le chant, de milliers de gorges, à la gloire du génie sauveur. Les tyrans annoncent toujours l’exploit du bonheur à portée de tous et quand ils ne parviennent à le garantir assez vite, ils en promettent la jouissance post-mortem. Un pouvoir qui vend le paradis à sa population signe, d’emblée, l’attestation tragique de son insuccès à venir. Il faut l’achever, tandis qu’il tâtonne et balbutie. Pareille prudence nous dicte de rétrécir le temps voué à la délibération de sa chute. D’ailleurs, partout, quelle que soit l’époque, le bon sens nous enseigne l’utilité, pour ne pas dire la vanité, de battre le fer, à froid. 

J’ai appris la leçon, de Maryam Radjavi et me suis soudain souvenu de la Mauritanie et de son rapport à la mémoire de l’esclavage. Jadis, les marabouts indiquaient, à nos aïeuls, l’ornière à suivre, dans le sillage du maître, afin de mériter la récompense de Dieu, en somme l’éternité au séjour des justes. Aujourd’hui, les descendants de la même caste d’oppresseurs et leurs ouailles hypocrites nous expliquent combien seules la piété et la modestie permettent l’émancipation vertueuse auprès de Dieu. Voici deux propositions en apparence conflictuelles ; chacune se réfère à une doctrine unique mais, a contrario, leur conclusion diffère, selon les intérêts du plus fort. Qui fourvoie qui et pendant combien de temps ? Bref, peu importe l’ironie de l’exemple, la profession de pompier-pyromane recèle d’innombrables opportunités d’escroquerie sous nos tropiques. Hélas le maniement partisan de la religion comporte le risque d’une performance de masse dans le domaine de la tuerie.

A Tirana, aux côtés de l’héroïne Maryam, je visitais le quartier Ashraf 3, construit par les réfugiés iraniens. Le musée des martyrs du combat contre les dictatures du Shah Pahlevi et de Khomeiny me révélait le panache et l’insolence du rêve d’une république laïque d’Iran. Là, je me sentais serein, à l’abri du sexisme, du takfir, de la pensée magique et des réflexes du recours à la brutalité, devant la moindre contradiction. Alors, ainsi instruit à la source du courage, j’ai observé de haut l’article 306 de notre code pénal et sa clause de non-repentir. A nouveau, je me promis de l’abroger, autant que le socle législatif de l’impunité, la fameuse loi d’amnistie, conçue en 1993, au bénéfice des tortionnaires, et des préposés à la potence. Finies les complaisances électoralistes, les indulgences de circonstance et les compromis lâches ! L’injustice sédimentée appelle la refondation du contrat social.

Maryam Radjavi a confirmé mes audaces et raffermi ma volonté au service de l’idéal d’une existence de labeur, de diversité, de partage et de joie sur terre. Il me réjouirait que sous son commandement, l’organisation Mujahidine Khalgh et le Conseil national de la résistance (Cnr) puissent renoncer, définitivement, à l’usage des armes. Et si la non-violence nous réunit. Il n’est de levain plus fécond.

Biram Dah Abeid, député, candidat aux élections présidentielles de 2024.

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Washington : les mauritaniens manifestent devant les ambassades de Mauritanie et du Qatar

Taqadomy – Aujourd’hui, mercredi, des militants mauritaniens ont organisé des sit-in devant les Ambassades de Mauritanie et du Qatar à Washington DC.

Les manifestants accusent le gouvernement mauritanien de confisquer des terres, de révoquer la nationalité, de détention arbitraire, d’extorsion et d’atteinte à la liberté d’expression.

Devant l’Ambassade du Qatar à Washington, les protestataires ont dénoncé la mise à l’abri par Doha de l’ancien président mauritanien, Maaouiya Ould Taya, qui aurait ordonné, “le massacre, le viol, la torture, la détention et la déportation de milliers de mauritaniens noirs dans les années 80 et 90”, disent les manifestants en exigeant son extradition vers des tribunaux internationaux.

cridem

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Deux militantes d’OLAN s’introduisent dans l’hémicycle de l’Assemblée pour interpeller les députés

Ce lundi 25 juillet, deux militantes de l’Organisation pour l’officialisation des langues nationales (OLAN) ont brièvement investi l’une des tribunes du public de l’Assemblée nationale pendant que les députés mauritaniens se penchaient sur le projet de loi d’orientation sur le système éducatif.

L’une des manifestantes a interrompu les débats en cours. “Sachez que c’est l’avenir du peuple que vous êtes en train….C’est de notre avenir dont il s’agit. Chers députés, sachez que tout le peuple vous écoute”, lance-t-elle avant d’être délogée par un membre de la sécurité.

Pour rappel, OLAN avait organisé ce matin une manifestation qui a été réprimée par la police mauritanienne.

Depuis Tirana en Albanie, le député Biram Dah Abeid a réagi à cette interpellation en la qualifiant d'”acte ignoble”.

“C’est un acte inacceptable. Il fallait agir autrement en la laissant s’exprimer. Pourquoi le Parlement va agir comme la police des régimes d’exception. Ce genre de procédés est à dénoncer et je le dénonce vigoureusement ce mépris”, a déclaré Biram Dah ABEID.

Lien de la vidéo : https://youtube.com/shorts/YkSieCwF2Ag?feature=share

Par Babacar BAYE NDIAYE
Pour Cridem

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Organisation pour l’Officialisation des Langues Nationales: Communiqué sur le sit-in du 25 juillet 2022

OLAN – OLAN a organisé un sit-in pacifique ce matin devant l’assemblée nationale dans le cadre de sa dénonciation du contenu actuel du projet de loi d’orientation de l’éducation nationale. L’Organisation déplore la conduite des forces de l’ordre qui n’ont ménagé aucun effort pour bousculer les militants et se livrer à un passage à tabac sanglant.

Cinq militants, dont Dooro Gey le coordinateur de l’organisation, sont en ce moment hospitalisés. Ils appelaient à la justice linguistique, à l’officialisation des langues nationales, à l’amendement du très problématique article 65 du projet de loi et à la suppression de l’annexe.

L’État mauritanien vient de sacrifier une nouvelle fois un droit fondamental d’expression en s’adonnant au musellement et à la répression à l’encontre de paisibles militants qui demandaient qu’il leur accorde des droits fondamentaux. Nous appelons les organisations nationales et internationales des droits de l’homme à prendre conscience de cette situation préoccupante.

Par cette loi, la Mauritanie prive des franges de sa population d’un droit fondamental d’expression culturelle. La répression observée hier et aujourd’hui n’en constitue pas moins une violation grave d’un droit fondamental garanti par la constitution.

OLAN réitère et insiste sur ses objectifs qui sont:

– l’officialisation des langues nationales

– l’amendement de l’article 65 du projet de loi. Nous appelons à remplacer son contenu équivoque et discriminatoire par ce qui suit : « Pour offrir l’accès le plus facile, le plus efficace et le plus équitable au savoir, chaque enfant mauritanien recevra, s’il le souhaite, son enseignement disciplinaire dans sa langue maternelle à tous les niveaux. Tout enfant doit apprendre, en plus de sa langue maternelle, une deuxième langue nationale.»

– la suppression de l’annexe qui impose des conditions d’admission des langues qui n’ont pas lieu d’être.

Nouakchott, le 25 juillet 2022

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Adversité ou désaccord en politique suffisent-ils à traduire cette aversion profonde contre docteur Muhammadu SIH de la part du professeur Gourmo  LO ?

J’ai lu avant-hier la critique-indigne pour ne pas dire l’ignominie de professeur LO Gourmo à l’endroit de docteur Hammadi SIH dit Pullo gaynaako suite à sa vidéo publiée le 07 juillet 2022 sur sa page Facebook où il expliquait et informait sur la note de la présentation du projet de loi sur la réforme du système éducatif avant d’inviter les mauritaniens de prendre conscience de son danger et s’y opposer avant qu’il passe à l’état. 

D’emblée, se permettre entant que grand professeur de droit émérite de vouloir jeter le discrédit sur la personne de Pullo Gaynaako, sachant qu’il parlait au nom d’une organisation à savoir OLAN…c’est tout, sauf être élégant et courtois. Il aurait dû adresser ses attaques et critiques acerbes soient elles à OLAN pour élever le débat et dépersonnaliser sa cible en déplaçant le débat sur les idées et non sur une seule personne, en l’occurrence Pullo Gaynaako.

Cette violente agression de monsieur Gourmo LO n’est pas digne de son rang et de son statut de professeur de droit, ce procédé mal placé et irrespectueux n’appelle pas à l’échange ni au débat contradictoire civilisé, car il inspire la haine et le mépris d’où son aversion profonde contre Pullo Gaynaako. « Tout le monde peut le lire sans lunettes complices ! »

Il personnalise le « débat » comme sa camarade l’honorable députée Mme Kardiata Malick DIALLO pour s’attaquer ouvertement à la personne de camarade Pullo Gaynaako, en évitant volontairement d’évoquer l’organisation au nom de laquelle il s’exprimait. S’attaquer à lui personnellement pendant qu’il défendait les thèses de notre organisation, c’est aussi s’attaquer à nous et à OLAN. Nous avons écoutés vos interprétations du projet de loi en question avec beaucoup d’intérêt, mais elles sont loin de nous convaincre encore moins d’empoter notre adhésion. Malgré la hargne et l’énergie avec lesquelles vous avez défendu ce projet de loi, sachez qu’elles ne peuvent en aucun cas effacer ni absoudre l’idéologie raciste et discriminatoire qui sous-tend ce projet de loi que OLAN dénonce avec force.

Dans un espace civilisé, les intellectuels ne doivent pas louvoyer le débat, ni le nuire, mais plutôt l’élever. Vous avez voulu imposer votre vision et  vos interprétations que vous considérez comme une science apodictique, donc point de débat avec vous. N’est-ce pas Gilbert SOUAL, disait « la discussion est impossible avec qui prétend, et non pas chercher mais possédant la vérité. » Pire, vous ne supportez plus que quelqu’un s’oppose ou critique l’Etat mauritanien !!! Diaboliser et stigmatiser des adversaires politiques sont à nos jours une arme pour faire taire.

Apparemment le système de pensée unique (qui a entraîné le monde dans des absurdités), n’est pas mort, vos audios (émission radio Daw Canada) et votre violente charge contre Pullo Gaynaako et OLAN, nous font croire que rien n’est bon en dehors de vos propres analyses et  vos  propres   pensées et que les autres  doivent purement capituler ou disparaître.

Vous n’êtes pas sans savoir professeur Gourmo LO que l’arabisation à outrance prônée par l’Etat mauritanien est par essence une visée de domination et d’assimilation des negro-mauritaniens. Les propos du premier président de notre pays et quelques ministres dont un premier ministre ne nous contredisent pas. Donnons-leur la parole à tour de rôle :

 « …la ré-personnalisation de l’homme mauritanien doit reposer sur l’indépendance culturelle, elle-même fondée sur la réhabilitation de la langue arabe qui est la langue de culture et de religion de notre peuple. On doit procéder surtout à une arabisation progressive de notre administration au niveau de la région et du département ; en écrivant en arabe, en s’exprimant en arabe, l’administrateur arabe obligera aux autres de faire un effort autour de lui… » Le feu président Mockhtar Ould Dadah

« Notre souveraineté et notre identité seraient incomplètes si la langue arabe n’occupe pas la place qui lui revient et devienne une langue d’échanges et un vecteur de science comme elle l’a toujours été à travers les âges. » le 1er ministre, docteur Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, mars 2010

« Le plus grand défi auquel fait face la langue arabe est la propagation des langues locales et dialectes qui lui suppléent et celle de la langue de travail. » La ministre de la culture, Mme CISSE Mint Cheikh Boïda

Tous ces discours traduisent, à ciel ouvert, la consécration de la langue arabe et le bâillonnement toutes les autres langues nationales : Wolof, Soninké et Pulaar.

Que cela vous déplaise, beaucoup de nos compatriotes se sont pas surpris de vos positions qui promeuvent la suprématie de la langue arabe sur toutes les autres langues nationales pendant qu’OLAN dans un souci de justice, d’égalité et de paix sociale milite pour leur égalité et leur officialisation. Vous êtes libres de l’être ; pour autant, nous sommes libres de nous s’offusquer et de nous sentir en bon droit de proposer autre chose plus commode et équilibré. Monsieur le professeur Gourmo LO vous continuez à caresser dans le sens du poil en validant toutes  les politiques du système qui sont par essence discriminatoires et racistes dans des moments historiques du pays. 

Pullo Gaynaako n’est ni extrémiste, ni chauvin, il est comme certains, un digne fils de la patrie mauritanienne ; son aura de haut intellectuel scientifique dépasse l’univers culturel fulbe dans lequel vous tentez de le confiner. Il est d’ailleurs connu dans le monde intellectuel et scientifique de certaines grandes universités occidentales malgré son jeune âge. Cela devrait être une fierté nationale assumée même si on ne peut adhérer aveuglement à toutes ses thèses, c’est plus que normale de s’opposer et critiquer quelqu’un  quel que soit son degré élevé de culture intellectuelle. Pullo Gaynaako ne fait que parler au nom du mouvement OLAN auquel il appartient et par conséquent ce qu’il dit publiquement sur cette question engage OLAN, et donc il ne développe pas que son seul point de vue. OLAN a publié quelques déclarations où elle précise son désaccord et ses inquiétudes constatées dans le texte de l’avant-projet de loi et elle n’a pas s’arrêter là, OLAN a formulé des propositions qu’elle a soumises à l’appréciation des mauritaniens. Puisque nous ne sommes pas d’accord avec cet avant-projet de loi, nous la combattons pacifiquement et légalement. Pour ce faire Pullo Gaynaako en parfaite phase avec son organisation n’a  fait que son travail de sensibilisation et de conscientisation pour alerter les populations en général, en particulier nos militantes et militants et sympathisantes et sympathisants.

Face à cette vague de dénigrements sans discernement et non justifiés, nous apportons aujourd’hui et plus que jamais notre soutien sans faille au docteur Pullo Gaynaako. L’ayant connu et côtoyé, nous connaissons les qualités humaines, culturelles et scientifiques  qui sont en lui. 

Le fait d’enseigner une langue ne lui garantit pas forcément la survie, plusieurs langues sont enseignées dans des grandes universités mais elles ne sont pas visibles parce qu’elles ne sont pas parlées.  Pour qu’une langue survive et reste dynamique, elle a besoin d’être parlée comme moyen de communication dans son environnement naturel, sinon elle meurt. Notre regretté doyen Murtuɗo Sammba JOOP disait : « Tuer une langue qui exprime le génie de son peuple, c’est priver son peuple de son âme. »

 Ayons le courage et l’audace de valoriser nos langues en les intégrant dans tout le service public et de ses démembrement comme moyen de communication et de travail, ceci n’est possible qu’à une seule condition, leur officialisation. Introduire nos langues nationales dans le système éducatif dans tous les niveaux en les rendant officielles c’est un gage d’émergence  culturelle qui fraye le chemin du développement.  Cheikh Anta DIOP, le grand savant disait : « un peuple ne peut se développer en utilisant la langue d’une autre nation comme un moyen de communication.» 

OLAN entend continuer à tracer son sillon, assumer ses convictions et faire preuve de responsabilité car le chemin qui mène à son objectif est long et parsemé d’embûches. 

Revendiquer pacifiquement et légalement l’égalité de nos langues et de leur officialisation fera de nous des extrémistes à jeter en pâture ?

NB : J’invite quiconque voudra s’informer et connaître la vision et l’orientation proposées par OLAN à visiter sa page Facebook.

Pour rappel, OLAN invite tous les mauritaniens sensibles à l’égalité de nos langues nationales et de leur officialisation à venir nombreux participer à leur sit-in pour manifester leur désaccord devant l’assemblée dimanche 24 juillet 2022 à partir de 8h à Nouakchott,

Hammadi SOH

Manchecourt, le 22 juillet 2022

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