Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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CVE et CVE/VR signent un protocole d’accord électoral

La coalition vivre ensemble (CVE) et la coalition vivre ensemble, vérité réconciliation (CVE/VR) ont signé, le vendredi 4 mars, à Nouakchott, un pacte d’alliance électorale. Celle-ci se traduit par une répartition des listes et sièges au niveau des législatives et du conseil régional des trois Wilaya de Nouakchott. Ainsi, la liste nationale mixte, la liste nationale des femmes, la liste régionale de Nouakchott ouest ont été attribuées à la CVE/VR tandis que la CVE hérite de la liste nationale des jeunes, le conseil régional de Nouakchott et la liste régionale de Nouakchott sud. Elle obtient également la deuxième place sur la liste nationale des femmes. Mandat a été donné aux coordinations locales, régionales et  à la diaspora de s’entendre sur le choix des candidats des différents scrutins. Cette signature est intervenue au lendemain des divergences apparues entre les deux coalitions ayant occasionné une scission au sein de la CVE présidée par Bâ Mamadou. Une partie de la CVE  a accusé le président Bâ d’avoir trahi en allant négocier des places avec le parti Tawassoul, sans l’avis de la commission exécutive, alors que des négociations se poursuivaient avec la CVE/VR, avec laquelle une alliance électorale avait été signée, il y a quelques semaines. Plus de 16 membres de la commission exécutive tiennent d’urgence, réunion de crise, le vendredi passé et démettent le président Bâ. En réaction, l’intéressé  publie, le lendemain, un communiqué par lequel,  trois membres de la CVE sont exclus pour « indiscipline ». La CVE se divise une fois encore.  

Signalons que le pacte d’alliance a été signé du côté de la CVE/VR, par son président, Dr. Dia Alassane et du côté de la CVE, par Bâ Aboubacry.            

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Le temps de changer !

Les propos insultants du Président Tunisien éclairent davantage, et de manière plus crue, une série de malentendus historiques qu’il convient de revisiter pour restaurer, définitivement, la réalité de plusieurs impostures intellectuelles qui servent de soubassement au mépris dont fait l’objet l’homme noir depuis des siècles. La marginalisation du Continent africain et l’exploitation éhontée de ses populations reposent en effet, sur des ressorts violents et injustes qu’il convient de démonter pour rétablir nos droits, revendiquer et conquérir notre place dans l’histoire du Monde.

Mépris culturel,  viol et pillage du Continent noir, massacres récurrents de ses peuplades sans émoi, accaparement des ressources, la liste des calamités non naturelles qui accablent l’Afrique et les africains est infinie… Au fil du temps, et abusivement, même un éboueur blanc se considère supérieur à un Prince noir ! Et il semble acquis que cette équation soit juste, licite et définitive ! Les manuels scolaires, écrits dans des langues jusqu’ici étrangères distillent, savamment, le venin pour entretenir un complexe d’infériorité définitif à  l’homme noir. En dépit de tous les apports consentis à l’essor de l’espèce humaine par l’Afrique, berceau de l’Humanité. Bien des fois sous la contrainte et les humiliations, les meurtres en série, le travail forcé et j’en passe, les africains ont subi et subissent encore les contrecoups de l’Histoire.

L’esclavage industriel, plus connu sous le nom de « traite atlantique » et dont il va bien falloir mesurer l’impact sur le sort fait à l’Afrique dans le désordre mondial actuel, aura durablement plombé l’essor du Continent noir.  Avant cela et l’heure semble venue d’aborder, « de manière haute, lucide et conséquente » le sujet, les pays arabes ont eu pour la plupart, une histoire complexe qui se conjugue au présent ( !) avec l’asservissement de l’homme noir. Et ce,  sous les formes les plus dégradantes, les plus avilissantes. A l’ère des harems de triste mémoire, les eunuques, dont il va bien falloir un jour conter l’Histoire tragique, étaient castrés pour, d’une part être inoffensif dans les cours où ils servaient mais, pire encore, pour ne laisser aucune descendance qui pourrait se reproduire et perpétuer…la race ( !?) La minorité numérique des populations noires, et leur faible représentation dans les hiérarchies du Pouvoir au  Maghreb, pourraient  trouver là un début d’explication.

Par un subtil amalgame entre l’Islam, comme religion universelle, et la langue arabe par laquelle le Coran été révélé,  un terrorisme intellectuel sévit qui empêche de purger les relations entre l’Afrique et le monde arabe. Remettons les choses à l’endroit. Sans complexes.

Oui, le temps est venu de crever les abcès, de drainer les mensonges qui ont pris droit de cité et de construire un monde nouveau sur des bases de respect mutuel.

Le  temps est venu de travailler à décoloniser nos esprits mais aussi et surtout, à montrer notre capacité d´indignation, d´engagement et de mobilisation partout à travers  le monde. Pour sortir de  l’anesthésie mentale des élites formatées aux normes « occidentales » ou « orientales », afin de guider notre jeunesse hors du labyrinthe des modèles en vigueur. Pour que la dignité de l´homme noir soit restaurée, pour qu´émerge, enfin( !) une grande opinion publique africaine décomplexée et exigeante.  Afin que cette question fondamentale soit le ciment fédérateur de toutes nos énergies, le fondement de la véritable Renaissance africaine.

La banalisation de l’horreur que constitue les noyades récurrentes de milliers de jeunes africains dans les eaux de la méditerranée, est suffisamment éloquente de la barbarie du monde et de ses élites dirigeantes. L’opinion publique internationale se contente d’une comptabilité macabre du nombre de morts dans les journaux télévisés, sans se préoccuper de comment renverser cette tendance morbide. Il se dit même que des organisations criminelles de trafic d’organes des jeunes africains ainsi suicidés, fournissent à des cliniques huppées à travers le monde, cœurs et reins  à la demande, pour prolonger la vie de malades fortunés. Quelle infamie !!!

La Refondation de nos États et la modélisation d’un nouveau destin pour l’Afrique ne se feront pas à longueur de discours convenus dans les forts internationaux.  L’Afrique doit se relever, affirmer sa différence et exiger le respect, par tous de son identité et de ses choix.

Je lance un appel à tous ceux qui sont interpellés par l’urgence de ce vaste chantier à prendre part à de larges concertations pour lancer une initiative internationale sur ces enjeux capitaux !

À cette fin, les voies et les moyens vont faire l’objet d’une Conférence de presse pour annoncer un plan d’action à la mesure des enjeux et des défis de l’heure.

Et j’ouvre par là la liste des signataires de cet appel, dont le titre est : Initiative de Gorée / Gorée Initiative 

Amadou Tidiane WONE

Ancien Ministre, ancien Ambassadeur du Sénégal

info@amadoutidianewone.com

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DÉCLARATION DES FPC SUR L’ASSASSINAT DE L’ACTIVISTE SOUVI CHEIN

Le régime de la terreur du Général-putschiste Mohamed ould Ghazouani vient encore de se distinguer de la plus sordide manière avec l´assassinat en détention de l´activiste et militant des droits humains Mr Souvi Chein.

Arrêté pour une simple enquète de faits divers au tristement célèbre commissariat de Dar Naïm il se retrouve sans vie dans un hôpital à Nouakchott. Les séquelles trouvées sur son corps prouvent incontestablement qu´il a succombé suite aux tortures atroces subies dans la cellule du commissariat.

La torture, la liquidation physique, l´humiliation des citoyens et tous les autres procédés d´asservissement sont devenus les références caractéristiques et la marque indelébile de la police mauritanienne depuis les années de braise jusqu´à nos jours dans un pays où l´impunité est devenue la règle du jeu.

Les FPC s´inclinent devant la mémoire de la victime et condamnent avec véhémence cet assassinat barbare indigne d´une république qui se dit islamique.

Les FPC exigent la mise sur pied d´une commission

d´enquête indépendante pour faire la lumière sur ce crime odieux et que tous les responsables de cette abjecte forfaiture soit arrêtés et traduits devant des justices compétentes.

Enfin les FPC adressent leurs condoléances les plus attristées à la famille du défunt et vaillant militant et prient qu´Allah le Tout Puissant l´accueille en son saint paradis.

La lutte continue!

Nouakchott le 10 février 2023.

Le département de la Communication.

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Mort de Souvi Ould Cheine : la CVE/VR exprime sa consternation et sa colère – Communiqué

CVE/VR – La CVE/VR a appris avec consternation et colère la mort du militant et défenseur des droits humains Souvi Ould Chein quelques heures seulement après son interpellation par des éléments du commissariat de police de Dar Naim 2, ce jeudi 09 février 2023.

Les images insoutenables et révoltantes du corps du défunt parsemé de blessures témoigneraient visiblement de sévices et de traitements inhumains et dégradants qu’aurait subi la victime et qui auraient probablement entrainé sa mort.

La mort de Souvi Ould Chein vient malheureusement allonger la longue et macabre liste des personnes ayant perdu la vie de manière suspecte pendant qu’elles étaient entre les mains des forces de l’ordre censées les protéger.

La loi de l’omerta et l’impunité érigé en mode de gouvernance, surtout quand il s’agit de tuer du noir, font que ces affaires n’ont jamais connu la moindre suite.

La CVE/VR, tout en présentant ses condoléances les plus attristées à la famille du défunt, à la grande famille des défenseurs des droits humains et à l’ensemble du peuple mauritanien, exige que le régime :

– Diligente une enquête indépendante pour faire toute la lumière sur cette tragédie et en punir les éventuels auteurs

– Abroge la loi scélérate d’amnistie de 1993 qui est un véritable permis de tuer du noir en toute légalité.

Nouakchott le 10/02/2023

La Cellule de Communication

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Quand la police, et partant la République, frappe, mutile et tue ses propres enfants

Il parait que la Mauritanie est un pays de droits de l’homme. C’est ce que déclare le Président dans ses discours, ainsi que le Premier Ministre, le Ministre de l’Intérieur, le Commissaire aux Droits de l’homme, le président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH).

Nous savions les hôpitaux mauritaniens des mouroirs. Mais voilà que les commissariats le sont tout autant. En clair, la Mauritanie est surtout devenue la patrie du non droit et des bavures policières, où la vie du citoyen ne vaut pas un khoms.

Les violences policières sont de plus en plus nombreuses et toujours aussi peu sanctionnées, preuve manifeste qu’elles sont bien le fruit d’un système et non le fait de quelques agents ultra violents.

Jeudi 9 février, un jeune homme, répondant au nom de Souvi Djibril Soumaré, militant des droits de l’homme est cueilli à son domicile par des policiers du Commissariat n°2 de Dar Naim. Pour quel motif, demande-t-il? Un policier lui dit qu’une plainte a été déposée contre lui. De la part de qui, interroge-t-il, surpris? Tu le sauras au Commissariat, répond l’homme en uniforme. Ils lui enjoignent de monter à bord de leur voiture. Il leur dit qu’il préfère les suivre dans la sienne.

Il appelle son frère Bahah, du Groupement Général de Sécurité Routière (GGSR), un corps équivalent à la police routière. Arrivé sur les lieux celui-ci tente de s’informer des raisons de la détention de son frère. Les policiers disent qu’un homme a déposé une plainte contre Souvi pour non paiement d’une dette. Ils ne lui révèlent pas le nom du créancier.

Ayant entendu la voix de son frère Bahah, Souvi l’appelle, lui disant de s’approcher. Les policiers l’empêchent de voir son frère, sous prétexte qu’ils étaient occupés avec Souvi et qu’il pourrait venir le voir une heure plus tard.

Peu après, il reçoit un appel de la Police l’informant que Souvi avait eu une crise cardiaque et qu’au moment de monter à bord du véhicule, il avait fait une chute. Resultat: il est mort. Le policier ajouté qu’ils se trouvent à l’hôpital Cheikh Zayed.

C’était jeudi, peu après le crépuscule, à 20h30 environ. Les policiers amènent le corps sans vie de Souvi Ould Djibril à l’hôpital, puis repartent. “Il est recouvert d’un drap. Des traces de menottes sont visibles sur ses poignets et ses pieds. Le visage est ensanglanté. Du sang coule de sa bouche, de son nez. Le cou est marqué de trace. C’était un homme fort, ayant un gabarit. Pour le torturer de la sorte, il a dû subir des électrochocs”, déclare la sœur du défunt, au bord des larmes.

Ayant jeté le corps à la morgue de l’hôpital, les policiers s’en vont, comme si de rien n’était.

Des visiteurs de l’hôpital Cheikh Zayed filment le corps sur leur téléphone puis mettent en ligne les images. Insoutenables. Les réactions fusent de partout. Les témoignages se succèdent.

Les médias mauritaniens relatent les faits.

Une impunité quasi systématique des policiers.

Le Ministre de l’Intérieur, si prompt à parler des élections ou aux partis politiques, ne pipe mot, pas plus que le Hakem de Dar Naim, ni le Wali de Nouakchott Nord ou encore l’édile (le maire) de la commune.

Aucun officiel ne condamne les agissements policiers, ni ne se déclare simplement “choqué” par les images.

La DGSN se fend d’un communiqué dans lequel elle précise qu’une enquête administrative est en cours.

Le ou les policier(s) responsables ne sont même pas suspendu(s).

Des policiers qui enquêtent sur d’autres policiers, de surcroît en Mauritanie ! Vous voulez rire? Un peu comme si on demandait à la même police de lutter contre la torture ou le racketter des citoyens. Une mascarade.

Les institutions en charge de droits ne manquent pas en Maurutanie: Commissariat aux Droits de l’Homme, Commission Nationale des Droits de l’Homme. Il existe même un machin appelé Mécanisme National de Lutte contre la Torture. Ah bon? Vraiment?!

Tout ce beau monde est resté amorphe. Les enquêtes contre des fonctionnaires de police, accusés de violences policières et de corruption, ne mènent à rien. Les conséquences sont dramatiques : décès, blessures irréversibles. Les policiers responsables ne sont pas condamnés!!!

Les forces de l’ordre mauritaniennes jouissent d’une impunité scandaleuse lorsqu’elles sont responsables de violences.

Le comble, c’est quand le ridicule et l’arrogance poussent le coupable à se considérer victime.

Le mécanisme policier pour couvrir les bavures est bien huilé. Généralement les fonctionnaires mis en cause portent plainte contre leurs victimes pour outrage et rébellion après s’être procuré des certificats médicaux avec des interruptions temporaires de travail. Les témoins ne manquent pas pour corroborer une comédie bien connue. De faux procès-verbaux sont rédigés pour étayer ce scénario.

Que vaut la parole d’un simple citoyen contre celle d’un fonctionnaire de l’Etat, en uniforme qui plus est? Rien.

Dans le cas de Souvi, un costaud d’à peine cinquante ans, la police ose affirmer que le défunt avait eu une crise cardiaque, qu’il était tombé au moment de l’évacuation à l’hôpital !

L’enquête interne, pourra conclure, bien après les faits, qu’aucune “faute professionnelle” n’avait été commise par les policiers, dont les états de services sont du reste “excellents”. Et oui. Vous ne saviez pas? Lancer une grenade sur un jeune manifestant pacifique, bastonner à mort un paisible citoyen pour une “histoire de dette” et les tuer, ce n’est pas une faute. Nous sommes en Mauritanie.

On nous dira, après cela, que la sécurité du citoyen est une priorité, que la jeunesse est une priorité du gouvernement … et de la police.

Mon œil !

Med Yahya Abdel Wedoud

Journaliste, Dakar

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