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Une lettre de Biram de la prison civile et il s´excuse auprès du peuple mauritanien
L’incinération de certains manuels appartenant à des branches de la jurisprudence malikite a provoqué une vague de critiques, de dénonciations, de diffamations et parfois de calomnies. Ces réactions ont été teintées de spontanéité et de sincérité dans les milieux populaires mais de profond cynisme et de démagogie dans les milieux du Pouvoir et de l’Opposition. Cette vague de réactions et l’incompréhension qui l’accompagne appellent de ma part le besoin de préciser certains aspects et d’expliquer les véritables motifs qui m’ont poussé à agir de la sorte.
Premièrement : Les actes commis n’ont nullement comme objectif de blesser les sensibilités des Musulmans. Ils doivent être compris comme étant l’expression du rejet qui est le mien de tous ceux qui s’accrochent et qui justifient l’esclavage par une compréhension incomplète de l’Islam véritable. Ils doivent être compris comme étant une mise en garde de ma part contre la confusion entretenue entre un esclavage survenu pendant la période antéislamique (Jahilya) et que l’Islam avait complètement
éradiqué et un autre esclavage dont je sais, en ma qualité de professeur d’Histoire, qu’il est juste l’expression d’une agression d’un groupe contre un autre et la défaite infligée par certaines tribus africaines à d’autres lors des guerres depuis Omar Elfouty jusqu’à Samoury Touré. Ces guerres avaient impliqué les Emirats Bidhane au Nord et les Emirat Soudane au Sud. Des Bidhane furent mis en esclavage au Sud et des Soudane réduits à la servilité dans le Nord. Cela pour la bonne gouverne de l’ignorant et pour rappel au distrait.
Deuxièmement : L’ensemble de l’arsenal législatif de lutte contre l’esclavage est resté lettre morte parce que ces loi rentraient, dans l’imaginaire collectif de nombre de Cadis et d’Uléma mauritaniens, en contradiction avec la jurisprudence parcellaire que certains hissent au niveau de la sacralité et de l’infaillibilité. Ici, je rappelle à tous, que
l’application de la loi incriminant l’esclavage est inéluctable et tous les obstacles sur la voie de sa traduction sur le terrain seront balayés. Cela doit passer par la promulgation d’une Fatwa claire et nette destinée à éclairer la lanterne des responsables publics et redresser les incompréhensions relatives à des questions fondamentales telles les droits de l’Homme, l’égalité entre les personnes et le respect de la dignité humaine.
Troisièmement : Je voulais, par l’incinération de certains manuels légalisant l’esclavage, qui sont ma propriété et qui ne comportent ni Saint Coran ni Recueil de Hadiths contrairement à certaines allégations malveillantes, attirer l’attention sur l’interdiction de s’y référer et de les utiliser comme justification du maintien des pratiques esclavagistes. Je ne suis pas pionnier sur cette voie. Les Almoravides avaient brûlé les livres d’Elghazaly pour dénoncer le Soufisme. Les Mouwahidoun avaient brûlé les manuels du Malikisme pour empêcher le développement de courants internes à l’Islam et s’en tenir aux fondements et à la base. Evoquant le Calif Omar (qu’Allah ait son âme) quand il disait « pourquoi maintenez-vous les gens en esclavage alors qu’ils sont nés libres », se référant à la Fatwa de Mohamed Baba Etoumboukti où il proscrit l’esclavage des « venant du Soudan » et s’appuyant sur l’affirmation de Malik (qu’Allah ait son âme) selon laquelle « dans toute parole il y a à prendre et à laisser sauf celle du gisant de cette tombe ». Je regrette l’incompréhension qui a accueilli mes actes et présente mes excuses au peuple mauritanien et aux peuples musulmans auxquels je réitère ma bonne foi . Je leur affirme que je n’ai jamais voulu attenter aux choses qui leur sont sacrées ni blesser leurs sentiments.
Je présente aussi mes excuses à ceux, parmi les militants de l’IRA , que ce rude changement a embarrassés et leur réaffirme que l’objectif n’a jamais été d’atteindre le saint Coran ou la Sunna qui demeurent nos arguments principaux et nos références dans notre combat tout au long de notre vie.
Allah est le garant de ma réussite, sur Lui je m’appuie et à Lui je me réfère.
Biram Ibn Abeid
Prison civile, Nouakchott le 4 juin 2012.
Brûler un livre ”Islamique” est salutaire et légitime si celui-ci prône la discrimination : libérez Birame Ould Abeïd !!
Peuplée officiellement de plus ou moins 35% de haratines (descendants d’ anciens esclaves noirs et de leurs maîtres arabo-berbéres), 30% de beïdanes (maures blancs originaires du Yémen), 23% de peuls, 10% de wolofs et 2% de soninkés, la Mauritanie est le produit d’un formidable brassage culturel.
Cette diversité culturelle devrait poser les jalons d’une société moderne plus juste – ouverte – équitable – tolérante, mais dans les faits il n’en est rien, la Mauritanie est un pays qui ignore son histoire ou plutôt un pays qui s’ignore.
Et pourtant…et pourtant…et pourtant !! Aussi loin que l’on remonte l’histoire l’ancrage de ce pays dans l’Afrique noire n’est plus à démontrer, en effet, les 2/3 de ce territoire furent d’abord partie intégrante de l’empire Songhai puis de l’empire du Mali, plus récemment le sud de ce pays fut sous souveraineté des royaumes du Fouta Toro et du Walo.
Malgré une réalité ”négro” africaine indiscutable ce pays, sous l’impulsion d’une minorité, a choisi de tourner le dos à la CEDEAO et d’adhérer à la ligue arabe puis à l’union du Maghreb arabe, de tels choix s’inscrivent naturellement dans la politique ”d’arabisation” forcée du pays menée depuis l’accession à l’indépendance.
Nous ne trouverions rien à redire si cette politique assumée respectait les droits de la composante ”négro” africaine, seulement, en République Islamique de Mauritanie tous les moyens sont bons pour faire taire leurs revendications culturelles et politiques.
Notre très valeureux militant et frère Birame Ould Abeïd en a fait l’amer expérience deux semaines après son séjour à Dakar, séjour ô combien instructif !
De quoi s’agit il en fait ? Le militant pour l’abolition de l’esclavage (dans les faits) en Mauritanie et pour l’égalité de droits de tous les citoyens qu’ils soient beïdanes – haratines – peuls – wolofs ou soninkés a étéincarcéré pour avoir brûlé publiquement des référentiels du rite malékite. Mais en réalité cette condamnation est juste un prétexte, le pouvoir Mauritanien cherche comme d’habitude à briser toute revendication légitime de la composante ”négro” africaine dont Birame est devenu une des figures emblématiques.
Peut – on parler de blasphème quant on sait que les recueils de textes ”islamiques” du rite malékite qui ont été brûlés prône l’esclavage – la ségrégation raciale ?
En réalité que valent ces référentiels ”islamiques” s’ils approuvent la hiérarchisation des ”races” et organisent les conditions de domination des noirs africains assimilés à des esclaves ?
N’est il pas logique qu’un militant des droits de l’homme désapprouve des ouvrages ”islamiques” qui valident l’infériorité d’une partie de la population ?
Le général – président Mohamed Ould Abdel Aziz, qui se dit choqué par l’incinération de ces ouvrages musulmans, devrait être beaucoup plus choqué qu’une communauté qui représente 70% de la population de son pays soit mise au banc de la société avec une discrimination officialisée, le reste n’est que de la fumisterie.
La réaction de l’ Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture ISESCO (dont sont membres par ailleurs le Sénégal – la Mauritanie et beaucoup d’autres pays africains) est tout aussi décevante et choquante, elle exhorte les autorités Mauritaniennes à traduire Birame Ould Abeïd en justice face à un acte qui « constitue à tous les égards, un acte incriminé par la loi et les valeurs morales et qui porte atteinte à l’image de l’islam et des musulmans ».
Faut – il en rire ou en pleurer ? On se préoccupe de l’image de l’Islam et des musulmans en faisant fi de la souffrance de ces centaines de milliers de noirs mauritaniens, seraient ils moins musulmans que les autres ? C’est une insulte que d’entendre une telle organisation s’indigner de l’incinération de recueils islamiques qui stigmatisent et hiérarchisent toute une communauté.
Le régime raciste Mauritanien et toutes ses jumelles auto proclamées Républiques Islamiques ont toujours agi de la sorte, c’est la politique du ”sois musulman et tais toi peu importe que certains référentiels islamiques enseignés jusque dans les écoles approuve ta condition d’infériorité ”.
Par ailleurs, il convient d’ajouter que si la situation des négros Mauritaniens n’évoluent pas positivement c’est bien à cause de la lâcheté et/ou l’indifférence de leurs frères noirs africains du continent, prompts à manifester leur soutien contre la spoliation des ”terres palestiniens” mais qui font profil bas face à la spoliation des terres ou la violation des droits de leurs frères voisins d’à côté.
Nous, authentiques – non aliénés – décomplexés et fiers négro-africains, réaffirmons notre soutien sans ambiguïté au combat, ô combien noble et légitime, que mène Birame Ould Abeïd . Le militantisme pour l’égalité de droits et le changement des mentalités n’est pas un long fleuve tranquille, oui tout comme toi Nelson Mandela a eu droit à la cage prison 27ans durant considéré comme un terroriste par le régime ségrégationniste d’Afrique du Sud et les états unis (jusqu’en 2008), oui tout comme toi Ghandi a été emprisonné à plusieurs reprises à cause de ses idéaux. La marche ne sera pas facile mais c’est à toi – à vous ”négro-Mauritaniens” de mener la lutte contre l’aliénation culturelle et pour la reconnaissance de vos droits et libertés.
Libérez Birame ! Libérez Birame ! Libérez Birame !
Oui tout livre-recueil-texte ”islamique” qui approuve l’esclavage, la déshumanisation d’une ”race” et la discrimination est bon à brûler – à foutre à la poubelle.
Ci dessous quelques extraits polémiques des recueils ”islamiques” du rite malékite :
1- la femme esclave doit entretenir son maître par sa chair.
2- Elle ne doit pas couvrir son corps du regard de son maître.
3- l’enfer promis à l’esclave qui n’obéit pas son maître
4-. un maître peut vendre ou marier son esclave a qui il veut et a tout moment.
5- Le maître peut terminer le mariage de son esclave chaque fois qu’il le veut.
6- interdiction pour un esclave ou descendant d’esclaves de diriger la prière
7- Un maître peut a tout moment entretenir des rapports sexuel avec son esclave.
Source: seneweb
Parlement: Ould Jidein s’oppose à une intervention en pulaar.
Le vice président de l’assemblée Nationale El-Arbi Ould Jidein s’est opposé lundi à une intervention en langue pulaar, présenté par le député de l’UFP Samba Sy, a fait savoir le reporter d’Alakhbar.
Le vice-président de l’Assemblée, qui présidait la séance plénière, a avancé “l’absence des traducteurs pour la langue pulaar”, langue nationale selon la constitution mauritanienne. Samba Sy a toutefois complété son intervention malgré l’objection de Ould Jidein.
Lamat Mint Samatta, député de RFD, a pour sa part critiqué “l’absence de la traduction en langue pulaar, reconnu par la Constitution”. “C’est bizarre et même illogique”, a-t-elle dénoncé.
Source: Al Akhbar.
Menace sur ” l’islam noir”.
Il y a encore peu, l’Afrique subsaharienne semblait épargnée par l’intégrisme religieux musulman, notamment sous sa forme terroriste. La prise du pouvoir en 2006 par les Chebab en Somalie constituait une exception très localisée.
L’irruption du mouvement armé Ansar Eddine, qui se propose d’instaurer la charia au Mali, vient apporter un démenti préoccupant à cette tranquille certitude. Ainsi, en dépit de l’attention soutenue portée par les pays voisins et amis du Mali (Algérie, Mauritanie, Niger, Tchad et France) au projet de l’ancien Guide libyen de créer un Etat saharien arabe, nul ne s’attendait à une telle accélération et radicalisation sur la voie de l’islamisation politique en plein Sahel.
Si rien ne permet d’affirmer l’existence d’un lien organique entre Al-Qaida et Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), on peut toutefois constater que la région fait face à des mouvements islamistes structurés et puissants : Boko Haram au Nigeria, un pays dont certains Etats réclament également l’instauration de la charia, au point de menacer la stabilité du pouvoir central ; la montée des périls entre les deux Soudans qui exacerbera, sans nul doute, les violences entre Noirs chrétiens du sud et Arabo-Musulmans du nord ; sans oublier les effets collatéraux des circonstances de la chute du Guide libyen Kadhafi et l’incommensurable circulation d’armes qui en résulte.
Bref, en atteignant le nord du Mali, dans un Sahel frappé par la sécheresse et une sévère crise alimentaire, les groupes armés islamistes sont désormais la principale menace de déstabilisation de la région. Si l’urgence reste bien de rétablir durablement l’Etat du Mali dans son intégrité territoriale, il faut également reconnaître qu’une autre menace se profile à l’horizon, celle qui pèse sur l’islam noir.
Historiquement, l’islamisation de l’Afrique noire s’est construite sur la rencontre entre des sociétés aux traditions sociales et spirituelles indigènes avec des valeurs nouvelles, différentes et d’origine arabo-berbère, véhiculées par le commerce caravanier, mais qui parviendront à un syncrétisme religieux tout à fait original. Ces sociétés préislamiques sont caractérisées par une conception de l’univers, la “weltanschauung”, fondée sur l’animisme, la force et la présence des esprits, la possibilité d’un dialogue avec les morts, d’où le culte des ancêtres, et la capacité d’agir sur les événements grâce aux pouvoirs supposés “surnaturels” détenus par certains membres de la communauté (chamans ou marabouts). Mis ensemble, tous ces éléments seront incorporés dans l’acceptation de la soumission à l’islam dont la foi est simple, claire et solide.
Cette africanisation de l’islam favorise l’expansion de cette religion entre 680 et 1840 (arrivée des premiers Portugais) pour en faire un instrument de résistance face au christianisme, religion des envahisseurs étrangers véhiculée par les administrateurs coloniaux et les missionnaires.
Ainsi, si l’islam a pu épouser les valeurs et pratiques antéislamiques des sociétés spirituelles traditionnelles des Africains, cela tient précisément à sa souplesse d’adaptation qui n’entraînait pas de rupture avec la coutume. Tolérance de la polygamie, maintien de l’esclavage, des rites funéraires locaux, les lignages matrilinéaires et des croyances non systématiques, y compris les fétiches.
S’y ajoutent le sentiment coreligionnaire qui rejoint l’esprit communautaire africain et surtout la propagation par des Africains eux-mêmes qui contribua à ôter à l’islam son caractère étranger.
Si l’islam s’est imposé sans mal, c’est parce qu’il apportait une plus-value au corps social endogène, par empilement et non par substitution. Aujourd’hui encore en Afrique, on voit même des marabouts se consacrer autant à la prière qu’à certaines pratiques animistes. De même, en Afrique du Nord, les confréries religieuses noires continuent de se livrer à des danses de possession tout en portant des vêtements musulmans. Aussi substrat et emprunt sont-ils difficiles à distinguer tant la symbiose entre animisme et islam a enraciné l’un dans l’autre.
La crise du nord du Mali met certes en lumière la revendication touareg, une communauté portée par le sentiment d’être des citoyens maliens de seconde classe. Sans être à proprement parler des Arabes, les Touareg sont des produits du fait colonial qui a confiné ces anciens seigneurs du désert dans des frontières ressenties comme limitatives de leur nomadisme. Il n’y a pas d’évidence que les Touareg soient soudainement devenus des partisans fanatiques d’un islam politique radical.
En revanche, ils ont toujours revendiqué plus de liberté et une autonomie accrue. Il appartient à la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et au Mali de trouver des réponses adéquates à cette vieille revendication.
Reste la réponse au fondamentalisme musulman et au projet d’instauration de la charia par le mouvement Ansar Eddine. Face au risque de disparition ou de renoncement à leur identité, les leaders d’opinion et intellectuels africains du Sahel doivent d’urgence revendiquer leur attachement à leur islam au nom de l’unité du corps social africain. La mondialisation des conflits et la faiblesse institutionnelle de nombreux pays africains devraient inciter, pour leur part, les leaders politiques négro-africains et ceux du monde arabo-berbère à s’atteler à créer un cadre nouveau de débat et de dialogue qui va au-delà de la sempiternelle distribution de pétrodollars pour se pencher sur leurs urgences sociétales et civilisationnelles.
Les élites des deux parties doivent ensemble ouvrir le débat de l’islam sur sa propre diversité et reconnaître, enfin, l’exception religieuse négro-africaine au même titre qu’il existe un islam turc, irano-indien, malaisien, pakistanais, etc. Car le projet de charia engage dans son sillage des règles juridiques importées d’une autre ère de l’islam, d’une autre culture, ainsi que des valeurs, un modèle de société et de développement.
A cet égard, il y a lieu, de la part des pays arabes qui accordent des libéralités importantes aux institutions religieuses d’Afrique de reconsidérer leur générosité dès l’instant où elle est détournée de son objet.
Enfin, l’Afrique subsaharienne ne doit pas se laisser divertir de ses propres urgences de développement face aux défis contemporains, au moment où elle entre dans sa propre période d’invention de sa place dans le monde. Face aux risques de division entre coreligionnaires musulmans, elle doit, au contraire, renouveler la prophétie de Mahomet – le fatum mahometum – et reprendre à son compte l’engagement initial de l’islam par un code social nouveau qui prône l’égalité entre tous les êtres humains, protège l’honneur des femmes, met fin à toute forme d’esclavage, en vue de développer des postures dynamiques inclusives inspirées des principes de base de l’islam.
Oui, l’Afrique des “Lumières” doit savoir dire non à un islam qui se poserait comme un frein à l’épanouissement des libertés et serait facteur de choc des cultures.
Ousman Blondin Diop,
sociologue, diplomate sénégalais
en poste auprès de l’Unesco.
Source:seneweb.
Les imams Haratines remontés contre le Conseil de la Fatwa
Des imams Haratines ont déclarés être “déçus” par la composition du Conseil de la Fatwa et des Recours Gracieux, annoncée jeudi par le Conseil des Ministres en Mauritanie.
Plusieurs imams, qui se sont confiés à Alakhbar, ont avancé que les anciens esclaves en Mauritanie “sont la frange la plus visée par les injustices de toutes sortes. Leur exclusion de cet organe ne peut être interprétée comme une volonté de rendre la justice”.
“Comment convaincre les anciens esclaves que leurs doléances seront écoutées par ce conseil où ne siègent que les représentants des anciens maitres?”, se sont-ils interrogés.
Le conseil de la Fatwa et des Recours Gracieux est un “organe scientifique chargé d’émettre des fatwas et recevoir tout recours gracieux, afin de participer aux règlements de tous les contentieux qui surviendraient entre toute entité de droit public ou privé dans leurs rapports directs ainsi que dans leurs rapports avec les citoyens”.
La Présidence de la République a rendu public lundi le décret portant nomination du Président et des Membres du Haut Conseil de la FATWA et des Recours gracieux. En voici la composition:
– Mohamed El Moctar Ould M’Balla, Président
– Hamden Ould Tah, Membre
– Ebyne Ould Bebana, Membre,
– Yedaly Ould El Hadj Ahmed, Membre,
– Bâh Ould El Housseyne, Membre,
– El Kory Ould Mohamed Abdel Kader, Membre,
– Ball Mohamed El Bechir, Membre,
– Taleb Ekhyar Ould Mamine, Membre,
– Mohamed Ould Youssouf, membre.
Source: Al Akhbar




