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Comité de crise de l’APP : Vers la création d’une formation politique
De sources informées, le comité de crise de l’AP,P que dirigent les deux transfuges Mohamed Ould Bourboss et Samory Ould Bey,e s’apprête à déclarer la naissance d’un parti politique qui restera au sein de la coordination de l’opposition démocratique.
La déclaration de naissance de cette nouvelle formation ne serait plus qu’une question de jours. Selon une source importante du comité de crise : « Les préparatifs pour cet événement sont très en avance aussi bien sur le plan de l’élaboration des textes comme le statut ou le règlement intérieur que sur celui relatif aux structures du parti ».
La source a refusé de révéler le nom de la nouvelle formation déclarant que cela sera annoncé en son temps et que la direction de ce nouveau parti reviendrait à l’un des responsables du comité de crise notamment l’ancien ministre Mohamed Ould Bourboss ou le syndicaliste Samory Ould Beye. Les membres du comité de crise de l’APP ont rejoint la COD à la fin de l’année dernière et constituent avec les autres groupes politiques le noyau dur de l’opposition qui demande sans condition le départ de Mohamed Ould Abdel Aziz.
Nouakchott: La jeunesse de la COD demande le départ du pouvoir.
Plusieurs centaines de jeunes de la Coordination de l’Opposition Démocratique ont manifesté mercredi vers les coups de 11 heures, demandant “le départ inconditionnel du président Mohamed Ould Abdel Aziz et de son gouvernement”.
La marche s’est ébranlée de la Mosquée centrale de Nouakchott pour la primature. Et , en route pour la primature , les manifestants chantaient pour le départ d’Aziz en disant:”Aziz Dégage!” , ” Nous dégagerons Aziz par nos manifestations pacifiques”. Ils scandaient des banderoles sur lesquelles s’est écrit: ” Aziz Dégage” , “Non à la violence “, “Non à la corruption et au clientélisme”.
Signalons qu’un cordon de sécurité a été installé aux alentours de l’ immeuble du gouvernement pour parer à d’éventuels débordements de des protestatires. Mais selon nos constats , les forces de police ne sont pas opposées à la manifestation de la jeunesse de l’opposition.
Source: Al Akhbar
Passif humanitaire: Certains tentent “de régler leur compte sur le dos des victimes” (AJD/MR)
Après avoir accusé les victimes “d’instrumentaliser leur propre souffrance, que se soit pour la question de l’esclavage ou celle de l’oppression ethno raciale”, certains milieux en Mauritanie “du pouvoir et de l’opposition réunis tentent à présent de régler leur compte sur le dos” des victimes, a déploré lundi l’Alliance pour la Justice et la Démocratie/Mouvement pour la Rénovation (AJD/MR).
“Nous comprenons bien qu’un président déchu s’agite pour se disculper mais ceux qui détiennent le pouvoir doivent agir en conséquence pour l’intérêt supérieur de l’unité nationale”, a indiqué le parti de Ibrahima Moctar Sarr dans un communiqué parvenu à Alakhbar.
“Avec la controverse soulevée par les propos avérés ou prêtées à l’ancien Président du Comité Militaire pour la Justice et la Démocratie (CMJD) Ely Ould Mohamed Vall, l’AJD/MR n’avait pas jugé utile de réagir car ce que celui-ci représente à nos yeux résonne tellement dans nos oreilles que nous n’entendons pas ce qu’il dit. En effet l’ancien directeur général de la sûreté de Maawiya Ould Sid’Ahmed Taya pendant plus de vingt ans de dictature, nous a habitués à ces dérives verbales. Durant son commandement, ses services spéciaux pour faire « leur travail de police, » sous la direction du tristement célèbre commissaire Deddahi, ont torturé certains responsables de notre parti pour leur extorquer des aveux, c’était en septembre 1986 dans les locaux de l’Ecole de Police”, a fait savoir le parti.
Le parti dit “ne pas comprendre” cependant “toute cette agitation fébrile autour des déclarations d’un homme que tous les démocrates sincères de ce pays voudraient voir à la barre des accusés et non pas à la tête d’une opposition qui se veut radicale et qui réclame le départ d’un président dont l’élection a été acceptée par tous. Ce génocide à grande échelle a été diligenté contre les négro-africains par le dictateur Taya, le plus sanguinaire de toute l’histoire de la Mauritanie, dont il était l’homme de main.”
“Si la vraie question est de savoir qui a fait quoi, les victimes de ces purges ethniques de 1986 à 1991 ainsi que tous les mauritaniens désireux d’une réconciliation véritable, réclament une commission d’enquête indépendante pour faire la lumière sur ce qui s’est passé. L’AJD/MR qui a toujours plaidé pour cette réconciliation nationale qui doit passer par la vérité et la reconnaissance des faits, réitère pour ce faire son exigence que soit levée la loi scélérate d’autoamnistie votée le 19 juin 1993 par un parlement aux ordres, avec la complicité de certains députés négro africains”, rappelle l’AJD/MR.
Source: Al Akhbar.
TPMN et dissidents dénoncent les déclarations de Ely sur le Passif humanitaire
Touche pas à ma nationalité et le groupe qui y est dissident ont, chacun, émis un communiqué, dont des copies sont parvenues à Alakhbar, fustigeant les déclarations de Ely Ould Mohamed Vall, ancien patron de la sûreté nationale de Mauritanie en 1989, qui estime qu’”aucun citoyen mauritanien n’a été déporté” durant cette période.
Pourtant «entre 1990 et 1991 des soldats négro-mauritaniens sont torturés et 509 parmi trouvent la mort dans des conditions atroces…Ces crimes contre l’humanité étaient commis sous le régime de Taya alors que le patron de la sûreté nationale n’était autre que l’ex-président du CMJD Ely ould Mouhamed Vall. Nous qualifions cet acte comme un acte irresponsable et lâche», rappelle TPMN.
Dans le même sens les dissidents affirment que «fidèle à ses habitudes, Ely Ould Mohamed Vall s’est une nouvelle fois livré à son sport favori celui d’insulter la communauté negro-mauritanienne, et à travers elle, la Mauritanie. On se souvient tous en effet de ses sorties intempestives contre les réfugiés et les victimes de la tentative de génocide initiée par son patron d’antan, Ould Taya.»
Par conséquent, TPMN exige «qu’une loi reconnaissant le génocide contre les négro-mauritaniens soit votée au parlement et que des dispositions soient prises pour punir toute forme de négationnisme. Pour “touche pas à ma nationalité”, la réconciliation ne peut se faire et ne se fera jamais sans le jugement des génocidaires.»
Et les dissidents de réclamer du régime de Ould Abdel Aziz «l’abrogation de la scélérate loi d’amnistie de 1993, le jugement de tous les responsables des crimes commis entre 1986 et 1991, la poursuite du retour des déportés mauritaniens restés au Sénégal et au Mali et de procéder, en concertation avec toutes les parties concernées, au règlement définitif du passif humanitaire.»
Pour rappel, le coordinateur de TPMN a publié dans la presse un communiqué portant composition d’un nouveau bureau de 19 membres secondés par des coordinateurs et délégués régionaux et internationaux. Un nouveau bureau qui sera remis en cause par un contre-communiqué de cadres et militants de TPMN dont certains siégeaient dans l’ancien bureau.
Mauritanie: Aziz a “trahi le peuple” (Jamil Mansour)
le président de Tawassoul Mohamed Jamil Mansour, a déclaré mardi que La COD et le parti Tawassoul sont objet d’une “campagne de dénigrement” qui sera “vouée à l’échec” .
“Nous avons les accusations proférées à l’encontre de Tawassoul d’être antidémocratique. Je vous invite à une simple comparaison: La COD, y compris Tawassoul, a appelé, avec les moyens pacifiques, au départ de Mohamed Ould Abdelaziz alors que celui-ci a mis fin, manu militairi, au mandat du président démocratiquement élu, Sidi Ould Cheikh Abdellahi, à celui du président de la HAPA et de celui du président du Conseil Social et Economique. Il a prolongé, par la logique de la force, le mandat du parlement. Il vient, par cette même logique, de mettre fin au mandat du président de la Cour Suprême. Qui est donc antidémocratique? Ce qui prône la lutte pacifique ou celui qui fait recours à la force militaire?”, s’est il interrogé.
“La démocratie est avant tout une conduite et non un slogan. La COD a appelé au départ d’un régime dont les motifs du départ sont patents. Le pays est traversé par les frondes sociales. La répression a touché les occupants des maisons, des écoles, de l’université et même des mosquées. La gabegie est partout dans les secteurs de l’Etat . Le départ de ce régime est bien motivé”, a-t-il indiqué.
Ould Mansour a par ailleurs affirmé que la solution du problème de l’esclavage, est une condition primordiale pour l’unité nationale tout critiquant ceux qui “justifient l’esclavage au nom de la religion”. “Notre parti a bien dénoncé l’autodafé de Riyadh, mais nous n’avons pas exploité l’affaire comme a fait le pouvoir”, a-t-il rappelé.
Tout dirigeant a “un pacte” avec son peuple. “Lorsqu’il trahit son engagement, le peuple est en plein droit de l’appeler au départ”, a-t-il indiqué. Pour lui le président Mohamed Ould Abdelaziz “a trahit ce pacte” à travers sa gestion unilatérale, contraire aux principes démocratiques dont la séparation des pouvoirs, l’usage des biens de l’Etat en faveur de son parti politique, l’accaparement des médias publics, le népotisme , la corruption dans les contrats et la hausse vertigineuse des prix, tous sont, parmi tant d’autres faits marquants de l’époque d’Aziz, des motifs déjà suffisants pour son départ”, a-t-il conclut.
Source: Al Akhbar.




