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Nouvelle affaire d’esclavage
L’ancien fonctionnaire international (Francophonie et Unesco), Sidi Mbarek Ould Tfeil, est décédé depuis deux semaines. Qu’Allah ait son âme et l’accueille dans son vaste Paradis. Un grand homme réputé généreux. Le défunt était un homme riche, mais pour ne pas avoir d’enfants, sa mort semble avoir éveillé quelques convoitises. Les quatre sœurs du défunt ont été surprises lorsque Cheikh Ould Baba Ould Cheikh, l’ancien maire de Mederdra aujourd’hui Imam de Mosquée se présente pour revendiquer les biens de l’homme sous prétexte qu’il serait son esclave. C’est alors que commence une véritable chasse poursuite dans laquelle les parents du défunt, menés par son neveu, Mohamed Ould Nagiyetou, un jeune professeur, saisissent les tribunaux. Comme toujours, l’affaire traine et les autorités judiciaires saisies ne semblent pas très promptes à appliquer le droit. Les parents décident de porter le problème devant la Commission Nationale des Droits de l’Homme et les organisations de la société civile opérant dans le domaine des droits humains notamment SOS ESCLAVES.
Source: Le Calame
Le parti Al Moustaqbal organise une conférence de presse
La cellule du comité de crise des dissidents de l’Alliance Populaire Progressiste organise ce lundi à 17 heures une conférence de presse à laquelle plusieurs personnalités politiques nationales sont conviées. De sources très proches de cette structure, les leaders de ce comité devraient dévoiler officiellement la naissance de leur nouvelle formation politique dont le dossier a été déposé au ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation pour l’obtention d’un récépissé. Le nouveau parti est de l’opposition boycottiste. Déjà depuis leur départ de l’APP, ses dirigeants ont donné le ton en regagnant sans hésiter les rangs de la COD à côté de laquelle ils ont participé à toutes les manifestations hostiles au pouvoir en place. Le directoire et les organes de la nouvelle formation, bureau exécutif et conseil national devraient être connus dés ce soir au cours de la conférence de presse. Il est attendu que l’ancien ministre Mohamed Ould Bourboss devienne le Président de la formation. D’autres personnalités dissidentes de l’APP comme le secrétaire général de la Confédération Libre des travailleurs de Mauritanie (CLTM) Samory Ould Bèye siègeront dans les nouvelles instances de la nouvelle formation.
Source: Le calame
La Fête de la Vache en Turquie : Travail de mémoire sur la traite des esclaves Africains sous l’Empire Ottoman
Suite a l’emission sur les Afro-Turcs ces jour sur la “radio mondiale”, nous avons voulu en savoir plus en allant a la source en vous proposant un article de NIL DELAHAYE publie le 14 juin 2012.
Dimanche 27 mai dernier, l’Association Afrikalılar – Dayanışma, Kültür ve Yardımlaşma Derneği (Africains – Association de Solidarité, de Culture et de d’Entre-aide) organisait sa sixième fête annuelle de la vache (Dana Bayramı). L’histoire de cette association, presque autant que l’histoire des descendants d’esclaves africains en Turquie, est intéressante, touchante et représente une preuve d’une conscience d’un mouvement noir nouveau en Turquie.
Les études sur la traite des noirs sous l’Empire Ottoman sont tellement peu nombreuses qu’on ne sait toujours pas exactement combien d’êtres humains étaient capturés et vendus pour être faits esclaves, ni d’où ils venaient (le fait qu’ils soient regroupés et vendus depuis le Soudan n’éclaire en rien la question de leurs origines géographiques et culturelles), ni même qui sont les responsables, si ce n’est l’État en y participant et en autorisant ce trafic, qui sont ceux qui capturaient, vendaient, achetaient, revendaient et enfin réduisaient à la servitude ces personnes pour leur propre profit. Certains travaux d’une haute importance comme L’Esclavage en Terre d’Islam de Malek Chebel mais aussi et surtout The Ottoman Slave Trade and Its Suppression, 1840- 1890 et As If Silent and Absent : Bonds of Enslavement in the Islamic Middle East d’Ehud Toledano sont comme des pierres précieuses dans ce terrain déserté par la curiosité. Enfin, l’UNESCO tente désormais de soutenir la recherche sur l’Histoire de l’esclavage et de retrouver les traces de l’héritage africain éparpillé dans le monde. La raison en est cette amnésie propre au monde arabo-musulman et au pourtour de l’océan Indien.
Donc en Turquie, oui, il y a des Africains, et non, ça n’est malheureusement pas une surprise. Quelques rares études parlent de leur difficulté à trouver une place et affirmer une identité surtout après la période de construction de l’identité nationale et de l’invention du citoyen modèle. Les Africains sont peu à peu convaincus que leur origine n’a pas d’importance, que la couleur de leur peau est un hasard. Jusqu’au jour où en 2002, Mustafa Olpak, un ouvrier d’Ayvalık, petite ville de la côte Egéenne, décide de ne plus se taire, et de reconnaître, d’abord pour lui et ensuite pour les autres qu’effectivement, il est noir et Turc. Olpak décide donc en 2006 de monter une association de solidarité et d’entre-aide entre les Africains de Turquie pour aider chacun à sortir de l’ombre, à ne plus avoir honte de sa différence. Ainsi, entre autres projets de recherche et activités culturelles, la plus importante est l’annuelle Fête de la Vache.
Selon certaines sources, cette fête était propre aux Africains d’Izmir, selon d’autres, on la retrouve sous des noms différents dans toutes les grandes villes ottomanes. Celle qu’on raconte à Izmir est documentée par des articles de journaux et des romans réalistes de la fin de la période ottomane. Selon ces sources écrites par des blancs donc, une vache était achetée, puis décorée et promenée dans toute la ville, et finalement tuée en offrande pendant une cérémonie dansante et musicale. Cette fête annuelle était surtout un moyen pour les esclaves africains de se retrouver, d’échanger entre eux, de se donner des nouvelles sur les membres de leurs familles et peut-être aussi d’oublier un peu la misère. Personne ne sait aujourd’hui combien d’Africains étaient présents à Izmir puisque ceux-ci étaient recensés parmi la population musulmane et que les études ne parlent pour l’instant d’aucun nombre.
En 2012, il ne s’agit plus de sacrifier des animaux, mais assurément de se retrouver et de former un groupe uni et solidaire, après tant de temps et de drames. Un large pique-nique était organisé dans le parc du tout petit village de Çırpı mis à disposition par la mairie de Bayındır dans la localité d’Izmir. Tout le monde à pu se retrouver là, se reconnaître et se souvenir. Ensuite, le groupe de musique et de danse congolais One Love s’est emparé de la scène. Tout le monde a dansé dans un esprit de bal du village sur les rythmes africains que certains immigrés ont apporté dans leur voyage, que d’autres locaux tentent de réapprendre pour retrouver le mémoire.
Sur place, l’un des contributeurs de l’association, Cihan İletmiş me parle de la vision qu’il a de cette initiative dont il fait partie ; selon lui, il vaut mieux laisser la politique et les idéaux de côté, même parfois l’Histoire elle-même et juste se concentrer sur ce que cette association apporte de concret dans la vie de tous les jours des noirs de Turquie. Il pense que la fraternité qui peut naître de cette association est plus importante que tout le reste. A Istanbul, d’autres voix ont pu se faire entendre. A l’occasion de la Fête de la Vache, la même association organisait un panel sur les africains de Turquie le 2 juin qui suivait. Durant sa courageuse intervention, la journaliste afro-turque Alev Karakartal parlait alors de certaines réalités qui échappent souvent aux Turcs. Victimes de racisme dès le plus jeune âge, laissés pour compte par le dénis de leur présence, marginalisés et appauvris, non éduqués, en majorité au chômage, dans des familles décomposées, la dure réalité de la vie des noirs de Turquie est selon Alev la première raison de leur silence. La journaliste affirme même que leurs parents avaient honte d’être esclaves et descendants d’esclaves dans un pays qui a oublié, qui ne répond pas à leurs questions. « On nous a volé notre langage, vous nous avez poussé à disparaître en se métissant » dit-elle en prenant les auditeurs à partie.
Quant à Mustafa Olpak, il nous a raconté l’une des indénombrables routes par lesquelles les Africains étaient déportés vers ce qui est aujourd’hui la Turquie. Lorsqu’un individu allait au pèlerinage, il ramenait de la Mecque un enfant noir comme preuve de son voyage, car beaucoup d’esclaves étaient déjà captifs dans cette région. Mustafa pense que c’est pour cette raison que les Turcs confondent « noir » et « arabe » dans la langue courante. Comme preuve, il dit que les registres de la localité de Torbalı près d’Izmir repertoriaient en 1904 une population mystérieusement originaire de la « Péninsule Arabique ». Olpak est bien conscient que leur présence est une embuche pour l’Histoire officielle de la nation mais il est bien décidé à continuer sa lutte et à crier son indignation. « Les Afro-turcs auront bientôt une chaise à la table du travail de mémoire de l’Etat », dit-il. « Grâce à la 6ème Fête de la Vache qu’il a lui même organisée, une famille morcelée a pu retrouver les membres de sa famille après tant d’années, c’est l’une des raisons pour laquelle il faut continuer ce rassemblement ». Mais Olpak va plus loin, il compte faire de cette fête un festival culturel international. Grâce à lui, un jour les noirs de Turquie pourront être fiers de vouloir retrouver leurs racines. Une phrase touchante et bouleversante qu’il a prononcée : « ils nous ont tout pris, il ne nous reste plus que la couleur de notre peau ».
Source: Turquie Europeenne.
Les 10 coups d’Etat qui ont changé l’Afrique
10 chefs d’Etat africains qui se suivent et ne se ressemblent pas. Tous tombés par des coups d’Etat qui ont suscité les réactions les plus diverses: liesse, soulagement, déception, stupeur, horreur… mais jamais l’indifférence.
10 – Togo, 13 janvier 1963: Sylvanus Olympio, père de l’indépendance abattu
9 – Ethiopie, 12 septembre 1974: la disgrâce de l’empereur Haïlé Sélassié 1er
Couronné «négus negest» (roi des rois, en amharique) en 1930, Haïlé Sélassié 1er gouverne déjà depuis deux ans l’Ethiopie. En 1936, il est contraint à l’exil à la suite de l’invasion des troupes fascistes de l’Italie mussolinienne. De retour au pays reconquis en 1941, il symbolise alors la résistance à la colonisation italienne, «résistance à laquelle se sont identifiés bon nombre de mouvements d’indépendance», explique l’historien britannique Richard Pankhurst.«Le mythe est toujours là (…) Hailé Sélassié est toujours en vie, avec nous. Son legs est toujours avec nous, il a donné un prestige international à l’Ethiopie et a été un empereur réformateur en modernisant notamment le système éducatif».
8 – Centrafrique, 20 septembre 1979: Jean-Bedel Bokassa, mégalomane déchu
La cérémonie, d’un faste grotesque, tente risiblement de correspondre au sacre napoléonien de 1804. Et ce jusque dans les symboles: tenue, couronne, sceptre, trône qui sont confectionnés par les artisans français mis à la disposition du despote. Qu’importe si tout cela a coûté près de 100 millions de francs français de l’époque (15 millions d’euros), «Sa majesté impériale», ne regarde pas à la dépense.«Seul Bokassa a tué? Les autres n’ont-ils pas tué? Non vraiment, il faut être juste… On m’a présenté comme un monstre en inventant cette histoire de cannibalisme parce qu’on voulait ma peau. C’est cela la vérité», dira plus tard, en guise de défense, Bokassa déchu.
7 – Burkina Faso, 15 octobre 1987: l’espoir est assassiné avec Thomas Sankara
6 – Tunisie, 7 novembre 1987: Habib Bourguiba le père de la nation vieilissant est déposé.
Militant nationaliste, Habib Bourguiba (1903-2000) a traversé le 20ème siècle, marquant l’histoire de la Tunisie de son empreinte. Avocat de formation, il mène une lutte inlassable pour que la Tunisie accède à la pleine souveraineté, engagement qui lui vaudra emprisonnements répétés et exils forcés. La lutte accompagnée de diplomatie aboutit en mars 56. Un an plus tard, Bourguiba devient le premier président de la République tunisienne.
5 – Liberia, 9 septembre 1990: Samuel Doe ou la sauvage exécution d’un barbare
Il n’aura pas voulu se montrer magnanime, il n’y aura aucune indulgence pour lui non plus. Samuel Kanyon Doe a fini comme il a gouverné, dans la cruauté.
Le souvenir est encore vif dans la mémoire collective africaine de l’interminable supplice infligé au président libérien lors de sa destitution en septembre 1990.

3 – Zaïre, 17 mai 1997: Mobutu Sese Seko, vieux roi Léopard, est chassé

2 – Côte d’Ivoire, 24 décembre 1999: Henri Konan Bédié, l’héritier destitué

1 – Madagascar, 17 mars 2009: La rue pousse Marc Ravalomanana à la sortie

Nouakchott rejette la demande d’extrader Al-Senoussi à Tripoli
La Mauritanie a officiellement rejeté la demande d’extradition d’Abdallah Al-Senoussi, ancien chef des renseignements libyens, qui a été formulée, mercredi, par le primer ministre libyen, Abderrahim El Kib, a appris Alakhbar de source proche du dossier.
La même source explique le rejet par puiseurs raisons: Al-Senoussi n’a pas encore répondu, devant la justice, aux accusations d’entrée illégale en territoire mauritanien et en possession d’un vrai-faux passeport. Nouakchott veut également s’assurer que l’ancien numéro 2 du régime de Kadhafi ne sera pas torturé et qu’il bénéficiera d’un procès équitable.
Abderrahim El Kib a pourtant rassuré que si Tripoli obtient l’extradition d’Al-Senoussi, celui-ci aura un procès transparent et tous ses droits seront respectés : il sera traité selon la nouvelle vision de Tripoli en tant que citoyen.
cependant, Nouakchott n’envisage pas d’extrader Al-Senoussi avant de connaitre l’aboutissement des élections libyennes et qu’il ait une vraie stabilité dans le pays, précise la source.





