Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Les djihadistes, ces horribles créations des dictatures

Pour le chroniqueur algérien Kamel Daoud, ce ne sont pas les révolutions arabes qui ont provoqué l’essor des djihadistes, bien au contraire.

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«Ceci est le résultat du printemps arabe», a résumé, sous couvert d’anonymat, un responsable algérien au New York Times, rapporte le site d’information en ligne TSA.

C’est la nouvelle équation, épilogue de longs glissements sémantiques entre le sens de démocratie, chaos, révolution, désordre, islamistes, etc.

En Algérie, le régime a joué sur la peur du chaos et le traumatisme des années 90 (décennie noire), pour stopper net les demandes de changements et faire passer la démocratie pour l’ennemi du bien.

Avec la prise d’otages d’In Amenas, cette équation est désormais revendue aux opinions de l’Occident: les djihadistes sont la conséquence du printemps arabe. Est-ce vrai? Non.

Echecs des nationalismes

Les révolutions en Tunisie, en Egypte ou, surtout en Libye, ont permis aux islamistes de prendre le pouvoir et aux djihadistes de prendre de nouvelles armes.

Mais les islamistes et les djihadistes ne sont pas nés des révolutions. Ils sont nés avant, des dictatures, des échecs idéologiques des nationalismes et de l’injustice.

Les islamistes sont d’abord les fils légitimes et aînés des régimes qui sont tombés et du wahabisme internationalisé par le livre et le satellite.

On ne semble retenir, aujourd’hui, de ces dictatures que leur vertu policière de «stabilité» et d’ordre. On oublie, avec une criminelle facilité, les tortures, les dénis de droits, les spoliations de richesses, les viols, les fraudes, les corruptions, le mal, les disparitions forcées, les vols, les assassinats.

On oublie la guerre faite aux progressistes, les universités vassalisées, les élites soumises aux chantages par la violence, la chasse aux intellectuels et au savoir. On oublie que ces régimes ont justement encouragé les islamistes comme alibi (si ce n’est pas moi, ce sont eux!), pourchassé la modernité, et verrouillé les cultures sous la serre des mosquées et des «services».

On oublie aussi que, faute d’alternative idéologique aux nationalismes menteurs, les gens n’ont trouvé que le wahabisme et l’islamisme comme refuge et comme solution, parce qu’on n’a rien laissé émerger d’autres.

Opium des peuples

On ne fabrique pas un islamiste et un djihadiste lorsqu’on se révolte contre un régime. On fabrique des djihadistes quand on construit la plus grande mosquée de l’Afrique, quand on pourchasse les couples et les libertés, quand on encourage le bigotisme et les fatwas et quand on «talibanise» les écoles et les écoliers, au lieu de les encourager à s’interroger sur le monde et à créer la richesse et la valeur.

L’équation moderne est d’«afghaniser» les peuples par les écoles et de «pakistaniser» les régimes par la global-war. Cela mène au mur.

Les islamistes sont donc les enfants directs des dictatures. Kadhafi n’avait pas six enfants, mais des milliers, de Benghazi à Gao. Autant que Moubarak. Ce ne sont pas les enfants des révolutions.

On en fabrique quand on infantilise un peuple pendant des décennies, quand on le dé-cultive, le réduit à l’ignorance et au Moyen-Âge: la dictature peut tomber mais ses effets seront durables, pendant longtemps: les islamistes, le non-vote, le désengagement, le fatalisme, la violence comme institution primaire, l’intolérance, en sont les produits dérivés.

Et si les peuples «arabes» se sont révoltés, c’est à cause de trois grand maux: les polices politiques alias les «Moukhabarates» qui gangrènent la vie des nations, la justice à la dérive et les fils des dictateurs. Cela est la vérité crue et évidente pour celui qui ne veut pas s’illusionner ni mentir.

Dire aujourd’hui que le printemps arabe a enfanté des djihadistes est une manœuvre, un mensonge, un raccourci et une ruse. Ce n’est pas vrai.

Demander la démocratie n’est pas un crime

Dans ce monde arabe, aujourd’hui centre du monde par l’obscurité et pas par l’avant-garde et la lumière, les islamistes et les djihadistes sont venus au monde parce que pendant le demi-siècle passé, on a tout fait pour détruire ce qui peut assurer une relève, une réflexion, une liberté.

On les a encouragés, dopés et on a surveillé et emprisonné ce qui pouvait offrir un autre choix que le Moyen-Âge. On a détruit les libertés et les libérations acquises après le départ des colons.

Demander la démocratie n’est pas un crime, ni la cause du chaos actuel. Le chaos et la violence sont le crime des régimes qui ne savent fabriquer que des prisons ou des islamistes ou des Trabelsi prédateurs.

Dire aujourd’hui, que les djihadistes sont une menace contre le pays est une vérité mais il faut aussi admettre qu’à long terme, on fabrique des islamistes quand on refuse la liberté aux siens, le savoir, les écoles modernes, l’entreprise, la créativité et la création et lorsqu’on encourage la prière au lieu du travail et le conservatisme au lieu de la citoyenneté ou la fatwa au lieu de la loi.

Lorsqu’on prive un peuple de sa liberté, il s’habitue aussi à ne pas en avoir, au nom de Dieu, à la place du «au nom du dictateur».

Kamel Daoud (Le Quotidien d’Oran)

 

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Séquestration du Président du Conseil National de l’AJD/MR par la Gendarmerie de Ould Yengé.

altCe 28 janvier 2013, Souleymane Kane, Président du Conseil National de l‘Alliance pour la Justice et la Démocratie /Mouvement pour la Rénovation (AJD/MR) quittait Ould Yenge (Guidimakha) pour se rendre à son village natal.
A bord il y a son fils et deux femmes. En cours de chemin ils sont arrêtés par la gendarmerie pour un contrôle durant lequel le ton monte entre les hommes en tenue et son fils. Ce dernier est alors débarqué manu militari et les gendarmes reconduisent le véhicule avec le reste de ses passagers à Ould Yengé.

C’est là que les gendarmes, pour couronner leur mépris de la liberté de circuler inscrite dans la constitution, trouvent l’idée saugrenue de les enfermer dans la voiture.

L’AJD/MR proteste vivement contre ce traitement humiliant à l’endroit du Président de son Conseil et ses accompagnants. Elle exige dans un premier temps des excuses de la part des autorités pour ces attitudes liberticides qui ne cessent de se multiplier et dont les victimes sont, curieusement, les négro-mauritaniens.

Au moment où notre sécurité est menacée par la guerre au Mali, la Mauritanie a besoin d’un front intérieur uni et fort. Traiter inégalement nos concitoyens ou accréditer par ces agissements maladroits l’existence de citoyens de seconde zone lézarderait dangereusement notre unité.

Nouakchott, le 28 janvier 2013 Communication AJD/MR

Source: Le calame

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Poursuite de la Marche des haratines

altLa Marche des harratines contre l’esclavage et pour la liberté, initiée par le mouvement IRA, est à son quatrième jour. Après Néma, Timbédra, Aîoun, les caravaniers sont arrivés, samedi à Tintane, après un pénible voyage du à l’état pitoyable de la route. A Tintane, une longue procession s’est ébranlée de la place zem zem vers le grand marché. Scandant des slogans »oui à la liberté, non à l’esclavage et au racisme », les militants de IRA rallieront plus tard la place zem zem où s’est tenu un meeting.
Dans son allocution, le dirigeant d’IRA , Birame Dah est revenu longuement sur l’affaire de l’incinération symbolique des ouvrages du rite malékite faisant référence en Mauritanie et traitant d’une codification scandaleuse des pratiques esclavagistes ». Il a déclaré que cet acte majeur marque le début de la révolution des mentalités qui conduira inéluctablement à la déconstruction totale du système de domination ».
A Kiffa, les sympathisants de IRA ont sonné la mobilisation. A la maison des jeunes de Kiffa, Birame Dah Abeid en a profité pour faire part de sa solidarité agissante avec les populations oppressées et pauvres avant d’évoquer l’incinération des livres malikites, l’échec de la campagne de diabolisation menée par le régime ainsi que la désapprobation des chancelleries internationales.
Visiblement, le mouvement enregistre au fil de la caravane de nouvelles adhésions matérialisées en cela par la mise sur pied d’antennes régionales.
Après Kiffa, la Marche ira ce dimanche à l’assaut de Guerou et Maghta Lahjar, le lundi, ce sera le tour d’Aleg et mardi, Boutimimit, Ouad Naga et enfin, Nouakchott avec la tenue d’un meeting.

 

Source: Le calame

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Drones américains sur le Mali : Où sont-ils basés, qui espionnent-ils ?

Les militaires américains envisagent toute une batterie d’options, y compris un « appui logistique et l’intensification du partage des renseignements, ce qui impliquerait des drones américains de surveillance », expliquait vendredi dernier un responsable américain à la Maison Blanche.


Drones américains sur le Mali : Où sont-ils basés, qui espionnent-ils ?
 

 

Déjà en octobre 2012, une source au ministère français de la Défense confiait à l’agence Associated Press que la France allait déplacer des drones de surveillance vers l’Afrique de l’Ouest.

Mais où sont trouvent ces fameux drones US ? Et comment opèrent-ils ?
Les Américains disposent d’une bonne vingtaine de drones de surveillance dans plusieurs pays de l’Afrique subsaharienne, notamment au Burkina Fasso.

The Washington Post révélait le 14 juin 2012 l’existence de ce programme en fournissant moult détails.

Sand Creek
Le Post évoquait ainsi un programme de surveillance et d’intelligence dénommé « Sand Creek », opérant à partir d’une petite base aérienne secrète, installée sur le côté militaire de l’aéroport international de Ouagadougou, par des dizaines de militaires américains et ainsi que par sociétés militaires privées.

De cette base secrète, des avions espions américains, volent des centaines de miles au nord vers le Mali, en Mauritanie dans le Sahara, à la recherche des combattants d’Al-Qaïda au Maghreb islamique.

Selon le Washington Post, le programme a pris une importance accrue à la suite du coup d’Etat de mars 2012 contre le président malien ainsi que la prise de contrôle des territoires nord par les groupes islamistes.

Ce projet s’appuie sur des petits avions à turbopropulseurs non-armés déguisés en avions privés et équipés de capteurs cachés pouvant enregistrer une vidéo, suivre les tendances de chaleur infrarouge et les signaux des radios et téléphones mobiles, expliquait encore The Post.

« Des responsables américains ont affirmé que les opérations de surveillance en Afrique sont nécessaires pour assurer le suivi des groupes terroristes qui ont pris racine dans les États défaillants sur le continent et menacent de déstabiliser les pays voisins », écrivait encore le quotidien américain.

Une base en Mauritannie
Le Pentagone a dépensé 8,1 millions de dollars pour mettre à niveau une base d’opérations avancée et une pi
ste d’atterrissage en Mauritanie, à l’ouest du Sahara, proche de la frontière avec le Mali.

Le ministère américain de la Défense a également approvisionné 22,6 millions de dollars pour acheter un Pilatus PC-6 avions et un autre avion à turbopropulseurs pour entrainer les forces de sécurité mauritaniennes à des opérations de surveillance rudimentaires, selon des documents soumis au Congrès, révélait encore le Washington Post.

Drones tueurs
L’armée américaine utilise fréquemment des drones en Afghanistan, au Yémen ou au Pakistan pour liquider des islamistes d’Al Qaïda ou des chefs talibans, mais pour l’heure l’usage de ce type de drone tueur n’est pas envisagé au Sahel.

Washington dispose de bases aériennes à Djibouti, en Ethiopie et les Seychelles, où elle peut faire voler des drones de type Predator ou Reaper, pilotés à distance que l’administration Obama a déjà utilisé pour tuer les dirigeants d’Al-Qaïda au Pakistan et au Yémen, selon Le Post.

 


Drones américains sur le Mali : Où sont-ils basés, qui espionnent-ils ?« Nous ne possédons pas d’avions pilotés à distance dans de nombreux endroits autres que l’Afrique orientale, mais ne pouvons en avoir, a déclaré un haut responsable militaire américain responsable qui se confiait à ce journal sous condition d’anonymat. S’il y avait un besoin de le faire et si ce matériel était disponible, je suis certain que nous pourrions obtenir l’accès et le survol [permission] nécessaires pour le faire. »

En juin 2012, le site Magharebia, financé sinon soutenu par le Pentagone, révélait qu’une attaque d’un drone US avait tué un chef islamiste au Mali, Yahia Abou Al Hammam, et six de ses hommes, dans la région de Tombouctou. Toutefois, le Pentagone n’a ni confirmé ni démenti cette information alors qu’Abou Al Hammam (de son vrai nom Djamel Oukacha ) a refait sa réapparition en octobre 2012 comme responsable d’AQMI dans la région du Sahel.

source: www.dna-algerie.com

 

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Mauritanie: Bâ M’Baré, président du Senat, rappelé à Dieu

altLe Président du Senat mauritanien M. Bâ Mamadou dit M’Baré est décédé ce vendredi matin à Paris où il se soignait depuis plusieurs mois, apprend-t-on de sources sûres.

M’Baré est le premier négormauritanien à présider le pays après avoir été désigné unanimement président intérimaire en 2009 dans le cadre d’une solution de sortie de la crise politique signée à Dakar.

Né à Maghama au sud de la Mauritanie en 1946, il était parmi les étudiants négromauritaniens expulsés suite la grève de 1966 contre l’arabisation du système éducatif mauritanien.

Il a suivi des études en agronomie à l’URSS avant d’occuper, depuis 1975, plusieurs postes de responsabilité dans le secteur de la pêche.

Entre 2003 et 2005, il était ministre dans le gouvernement de Mouaoya Ould Taya. Et en 2007 il a été élu président du Senat.

Source: Al Akhbar

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